TABLE DES MATIÈRES.
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dignités. — On continue ii rechercher le prince lui-même. — Aprèsavoir été caché trente-six heures sous des nattes de jonc, il est découvertau moment où il sortait de cette retraite. — Quelques gardes du corpsparviennent à l'arracher à la fureur du peuple, et le conduisent à leurcaserne, atteint de plusieurs blessures. — Le prince des Asturies réussità dissiper la multitude en promettant la mise en jugement du prince de laPaix. — Le roi et la reine, effrayés de trois jours de soulèvement, etcroyant sauver leur vie et celle du favori en abdiquant, signent leurabdication dans la journée du 19 mars. — Caractère de la révolutiond’Aranjuez. 257 à 110
LIVRE TRENTIÈME.
BAYONNE.
Désordres à Madrid à la nouvelle des événements d’Aranjuez. — Murat hâteson arrivée. — En approchant de Madrid, il reçoit un message de la reined’Etrurie. — U lui envoie M. de Monthyon. — Celui-ci trouve la familleroyale désolée, et pleine du regret d’avoir abdiqué. — Murat, au retourde M. de Monthyon, suggère à Charles IV l’idée de protester contre uneabdication qui n’a pas été libre, et diffère de reconnaître Ferdinand VII.
— Entrée des Français dans Madrid le 23 mars. — Protestation secrètede Charles IV. — Ferdinand VII s’empresse d’entrer dans Madrid pourprendre possession de la couronne. — Déplaisir de Murat de voir entrerFerdinand VII. — M. de Beanharnais conseille à Ferdinand VII d’aller àla rencontre de l’empereur des Français.—Effet des nouvelles d’Espagnesur les résolutions de Napoléon. — Nouveau parti qu’il adopte en apprenant la révolution d’Aranjuez. — Il conçoit à Paris le même plan queMurat à Madrid, celui de ne pas reconnaître Ferdinand VII, et de se fairecéder la couronne par Charles IV. — Mission du général Savary à Madrid.
— Retour de M. de Tournon à Paris. — Doute momentané qui s'élèvedans l’esprit de Napoléon. — Singulière dépêche du 29, qui contredittout ce qu’il avait pensé et voulu. — Les nouvelles de Madrid, arrivéesle 30, ramènent Napoléon à ses premiers projets. — Il approuve la con-duite de Murat, et l’envoi à Bayonne de toute la famille d’Espagne. —11 se met en route pour Bordeaux. — Murat, approuvé par Napoléon, tra-vaille avec le général Savary à l’exécution du plan convenu. — Ferdi-nand VII, après avoir réuni à Madrid ses confidents intimes, le duc del’infantado et le chanoine Escoïquiz, délibère sur la conduite à tenir en-vers les Français. — Motifs qui l’engagent à partir pour aller à la ren-contre de Napoléon. — Une entrevue avec le général Savary achève del'y décider. — Il résout son départ, et laisse à Madrid une régence présidéepar son oncle, don Antonio, pour le représenter. — Sentiments des Espa-gnols en le voyant partir. — Les vieux souverains, en apprenant qu’il vaau-devant de Napoléon, veulent s'y rendre aussi pour plaider en personneleur propre cause. — Joie et folles espérances de Murat en voyant lesprinces espagnols se livrer eux-mêmes. — Esprit du peuple espagnol. —Ce qu’il éprouve pour nos troupes. — Conduite et attitude de Murat àMadrid — Voyage de Ferdinand VII de Madrid àBurgos, de Burgos àVittoria. — Son séjour à Vittoria. — Ses motifs pour s’arrêter dans cetteville.— Savary le quitte pour aller demander de nouvelles instructions à
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