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[Vol. 5.]
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B A Y LE N.

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leurs entretiens rejeté lâchement sur le marquis la demi-ré- Mai isos.sistance opposée la veille. Mais il restait à décider la questionfort grave de l’attaque immédiate contre la flotte française.

Cette question regardait les officiers de mer plus que les offi-ciers de terre, et ils déclaraient unanimement qu’on s’expo-serait, avant d’avoir satisfait la rage populaire, à faire brûlerles vaisseaux, espagnols. La communication de cet avis deshommes compétents, faite en place publique, avait amenéencore une fois la populace devant l’hôtel de l’infortuné So-lauo. On lui avait aussitôt demandé compte de cette nouvellerésistance au vœu populaire, et on lui avait dépêché troisdéputés pour s’en expliquer avec lui. L’un des trois députésayant paru à la fenêtre de l’hôtel pour rendre compte de samission, et ne pouvant se faire entendre au milieu du tu-multe, la foule crut ou feignit de croire qu’on refusait de luidonner satisfaction, et envahit l’hôtel. Le marquis de Solano,voyant le péril, s’enfuit chez un Irlandais de ses amis, établià Cadix et qui résidait dans son voisinage. Malheureusementun moine attaché à ses pas l’avait aperçu et dénoncé. Bientôtpoursuivi par ce furieux, atteint, blessé dans les bras de lacourageuse épouse de cet Irlandais, qui s'efforcait de l’arra-cher aux assassins, il fut conduit le long des remparts, cribléde blessures, et enfin renversé d’un coup mortel qu’il reçutavec le sang-froid et la dignité d’un brave militaire. C’estainsi que le peuple espagnol préparait sa résistance aux Fran-çais, en commençant par égorger ses plus illustres et sesmeilleurs généraux. /

Thomas de Morla, hypocrite flatteur de la multitude, cachant Menaçasous beaucoup de morgue une lâche soumission à tous les pou-voirs, fut nommé par acclamation capitaine-général de l’An- da J}’ c a dix* uxdalousie. Sur-le-champ il entra en pourparlers avec l’amiralRosily, et le somma de se rendre ; ce que le brave amiral Thomas

de Morla,

français déclara ne vouloir faire qu’après avoir défendu à nomme r a r

* x les insurges

outrance l’honneur de son pavillon. Thomas de Morla, toute- ca i ,itainc '