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LIVRE XXXI.
juin 1808. pagnoles désertèrent, défection qui affaiblit tellement le corpsauxiliaire que ce n’était plus la peine do le faire partir. Lemaréchal Moncey entreprit donc son expédition avec 8,400hommes de troupes françaises, jeunes, mais ardentes, et très-bien disciplinées. Il coucha le premier jour àPinlo, le deuxièmeà Aranjuez, le troisième à Sanla-Cruz, le quatrième à Taran-con, parcourant chaque jour une distance très-courte, pourne pas fatiguer ses soldats, et les habituer à la chaleur ainsiqu’à la marche. Arrivé le 7 à Tarancon, le maréchal Monceyleur accorda un séjour et les y laissa la journée du 8. Lemaréchal Moncey ménageait à la fois scs soldats et les habi-tants; il obtint partout des vivres et un bon accueil. Les Es-pagnols le connaissaient depuis la guerre de 1793, et il avaitconservé une réputation d’humanité qui le servait auprèsd’eux. 11 faut ajouter que dans ces provinces du centre, nulleville importante n’ayant donné l’élan patriotique, le calmeétait demeuré assez grand. Le maréchal Moncey n’eut doncaucune difficulté à vaincre, soit pour marcher, soit pour vivre.Le 9, il alla coucher à Carrascosa, le 10 à Yillar del Homo,le 11 à Cuenca.
Arrivé dans cette ville, il voulut s’y arrêter pour se pro-i.e maréchal curer des nouvelles tant de Valence que du général Chabran,8-îrra'e sur lequel il comptait pour accomplir sa mission. Mais les
ù Cuenca, .
pour iiomicr montagnes qui le séparaient à gauche de la basse Catalosne.
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fe temps ‘ l droite de Valence, ne laissaient parvenir jusqu’à lui aucuned, ÆSS? r nouvelle. Quant à Valence, rien ne passait le défilé de Re-quena. Tout ce qu’on savait, c’est que l’insurrection y étaitviolente et persévérante, que d’affreux massacres y avaientété commis, et qu’on ne viendrait à bout de la populationsoulevée que par la force. Le maréchal Moncey, qui était in-formé de l’arrivée du général Chabran à Tarragone, et quicalculait que pour se porter à Tortose et Gastellon de la Plana,le long de la mer, il faudrait à ce général jusqu’au 2o juin,lui expédia l’ordre de s’y rendre sans retard, et fit ses dis-