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[Vol. 5.]
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B A Y LE N.

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Tels étaient les événements au nord de l’Espagne en con- Juin isos.séquence des ordres envoyés de Bayonne même aux troupes M tqui se trouvaient entre les Pyrénées et Madrid. Les ordres dcs * l , i , vers .

1 J ' corps « armee

transmis par l’intermédiaire de l’état-major de Madrid aux ll J™"ie ll miditroupes qui devaient agir dans le Midi, s’exécutèrent avec la rKspâgne.même ponctualité. Murat était toujours dans un état à ne pou-voir rien ordonner; mais le général Belliard, en attendantl’arrivée du général Savary, expédia lui-mêuie au maréchalMoncey et au général Dupont les instructions de l’Empereur.

Le maréchal Moncey, avec sa première division, que com-mandait le général Musnier, partit de Madrid pour se dirigerpar Cuenca sur Valence. Le général Dupont partit de Tolèdeavec sa première division, que commandait le général Barbou,pour se diriger à travers la Manche sur la Sierra-Morena. Ilresta donc à Madrid même deux divisions du maréchal Mon-cey, la garde impériale et les cuirassiers. La division Vedel,seconde de Dupont, prit à Tolède la position laissée vacantepar la division Barbou. La division Frère, troisième de Du-pont, revenue de Ségovie à l’Escurial, prit à Aranjuez la po-sition laissée vacante par la division Vedel. Il restait par con-séquent dans la capitale et dans les environs à peu près 30mille hommes d’infanterie et de cavalerie, ce qui suffisait pourle moment. Il n’en fut détaché qu’une colonne de près de 3mille hommes, qu’on voulait par la province de Guadalaxaradiriger sur Saragosse, et qui ne dépassa point Guadalaxara.

Le maréchal Moncey se mit en marche le 4 juin avec un Marche

«lu maréchal

corps français de 8,400 hommes, dont 800 hussards, et 16 Moncey

r • ' ' ' sur valence.

bouches à feu. Il devait être suivi de 1,500 hommes de bonneinfanterie espagnole et de 500 cavaliers de la même nation;ce qui aurait porté son corps à plus de 10 mille hommes, età 15 ou 16 mille sous Valence, en supposant sa réunion avecle général Chabran. Malheureusement cette dernière réunionétait fort douteuse, et de plus, dans la nuit qui précéda ledépart de la division française, les deux tiers des troupes es-

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