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[Vol. 5.]
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baylen.

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dons. Craignant que les coureurs de la Navarre, de l’Aragon,de la haute Catalogne, ne vinssent insulter la frontière fran-çaise, ce qui eût été un fâcheux désagrément pour un con-quérant qui, deux mois auparavant, croyait être maître de laPéninsule, depuis les Pyrénées jusqu’à Gibraltar, il formaquatre colonnes le long des Pyrénées, fortes chacune de 12à 1,500 hommes, et composées de gendarmerie à cheval, degardes nationales d’élite, de montagnards des Pyrénées or-ganisés en compagnies de tirailleurs, enfin de quelques cen-taines de Portugais provenant des débris de l’armée portu-gaise transportés en France. Ces colonnes devaient veillersur la frontière, repousser toute insulte des guérillas, et aubesoin descendre le revers des Pyrénées pour y prêter main-forte aux troupes françaises quand celles-ci en auraient besoin.

Toutefois, pour les Pyrénées orientales ce n’était pas assez,et il fallait venir au secours du général Duhesme bloqué dansBarcelone. Les choses dans cette province en étaient arrivéesà ce point que le fort de Figuières, oh l’on avait introduitune petite garnison française lors de la surprise des placesfortes espagnoles en mars dernier, était entièrement bloqué,et exposé à se rendre faute de vivres.

Napoléon résolut de former là un petit corps de 7 à 8 millehommes, sous l’un de ses aides-de-camp les plus habiles, legénéral Reille, de l’envoyer avec un convoi de vivres à Fi-guières , et de le réunir ensuite sous Girone au général Du-hesme, afin de porter le corps de Catalogne à environ 20mille hommes. Mais il n’était pas facile de rassembler unepareille force dans le Roussillon, aucune troupe ne station-nant ordinairement en Provence ni en Languedoc. Napoléonsut néanmoins en trouver le moyen. A la colonne de gendar-merie, de gardes nationaux, de montagnards, de Portugais,qui, sous le général Ritay, devait garder les Pyrénées orien-tales, il ajouta deux nouveaux régiments italiens, l’un de ca-valerie, l’autre d’infanterie, qui faisaient partie des troupes

Juin 1808.

Colonneschargéesde veiller surJes frontièresdes Pyrénéespour

en écarterles guérillas.

Formationde la colonnedu généralReille pour al-ler au secoursdu généralDuhesme,bloqué dansBarcelone.