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UVRK XXXI.
juillet 1808. insurgés de la province, se trouvait, avec 7 ou 8 mille hom-mes, sur les bords du Xucar, petit fleuve qui, après avoircontourné les montagnes de Valence, vient tomber dans lamer à quelques lieues de cette ville, près d’Alcira. L’intentionprésumée du capitaine-général était de traverser la Huerta,et d’aller se placer dans les défilés de las Cabreras, afin d’enfermer le passage aux Français. C’eût été là une grave diffi-culté , car le maréchal Moncey ayant déjà perdu les meilleurssoldats de son corps d’armée, et emmenant avec lui unegrande quantité de blessés, aurait bien pu échouer dans uneopération qui lui avait une première fois réussi. D’ailleurs lagrande roule, qui, pour éviter les montagnes de Valence,passe le Xucar à Alcira, et traverse la province de Murcie àAlmansa, quoique un peu plus longue, était beaucoup meil-leure. Le maréchal Moncey résolut donc de marcher droit auXucar, d’y combattre M. de Cerbellon, de forcer le défilé d’Al-mansa, et de revenir par Albacete.
Arrivé le 1 er juillet sur les bords du Xucar, il y trouva lesinsurgés de Valence et de Carthagène postés derrière lefleuve, dont ils avaient coupé le pont. L’armée franchit leXucar à gué sur trois points, rétablit ensuite le pont, et fitpasser ses immenses bagages. Elle se reposa le 2. Le 3, avertique d’autres insurgés voulaient défendre le passage des mon-tagnes de Murcie appelé défilé d’Almansa, le maréchal Mon-cey se hâta de le traverser, n’y rencontra aucune difficultésérieuse, repoussa partout les insurgés, et leur enleva mêmeleur artillerie. Reprenant sa marche lente et méthodique, ilarriva le 5 à Chinchilla, le 6 à Albacete. Là, il apprit avecune véritable joie que la division Frère, qui d’abord avait dûêtre placée à Madridejos en échelon sur la route d’Andalousie,et qui depuis avait été, par ordre de l’Empereur, placée àSan-Clemente, se trouvait tout près de lui, et le 10 juillet ilopéra sa jonction avec elle.
Il ramenait sa division en bon état, quoique fatiguée, et