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[Vol. 5.]
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BAYLEN.

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avoir obligé les tirailleurs ennemis à se replier, lança deuxcolonnes d’attaque sur les portes de Quarte et de Saint-Joseph.Les premiers obstacles furent promptement franchis; mais,en arrivant près des portes, il fallut, avant d’y employer lecanon, arracher les chevaux de frise qui les couvraient. Nosbraves jeunes gens s’élancèrent plusieurs fois sous le feupour aller avec des haches exécuter ces opérations périlleu-ses. Mais, après plusieurs tentatives dirigées par le généraldu génie Gazais et suivies de pertes considérables, on recon-nut l’impossibilité absolue de forcer les portes, objet de nosattaques. Quand même on y eût réussi, on aurait trouvé audelà les têtes de rues barricadées comme à Saragosse, etc’eût été autant d’assauts à renouveler. Après avoir acquiscette conviction, le maréchal Moncey replia ses troupes, res-tant maître toutefois des faubourgs qu’il avait enlevés.

Cette sanglante tentative, qui lui avait coûté près de 300hommes tués ou blessés, lui donna fort à réfléchir. Il avaitamené avec lui 8 mille et quelques cents hommes. II en avaitdéjà laissé en route un millier, malades ou hors de combat.Il venait d’apprendre par des prisonniers que le général Cha-bran s’était replié sur Barcelone. Il avait devant lui une villede soixante mille âmes, portée à cent mille au moins parl’agglomération dans ses murs de tous les cultivateurs de laplaine, et résolue à se défendre jusqu’à la mort, par la crainteoù elle était que les Français ne vengeassent sur elle l’odieuxassassinat de leurs compatriotes. Pour vaincre une pareillerésistance, le maréchal n’avait pas de grosse artillerie. Il re-nonça donc très • sagement à recommencer une attaque quin’avait aucune chance de succès, et qui n’aurait fait qu’aug-menter les difficultés de sa retraite, en augmentant le nom-bre des blessés à emporter avec lui. Il eut le bon esprit, unefois cette résolution arrêtée, de l’exécuter sans retard. On luiavait appris que le capitaine général Cerbellon, lequel était,non pas dans Valence, mais en rase campagne à la tête des

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Juillet 1808.

Vains

efforts pourenfoncerles portesdo I* ville.

Retraite

du

maréchalMonceypar la routede Murcie.