BAYLE N.
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les défilés de la Sierra-Morena. 11 n’hésila plus, et, sans lachaleur du milieu du jour qui n’était pas de moins de 40 de-grés Réaumur, et sous laquelle les hommes, les chevaux tom-baient frappés d’apoplexie, il serait parti sur l’heure. Mais àla chute de ce même jour 17, il quitta Baylen, emmenantmême le poste qui gardait les hauteurs au-dessus du Guadal-quivir, tant il craignait de ne pas arriver assez en force à laCaroline ! Les généraux en chef, dans leurs jours heureux,trouvent des lieutenants qui corrigent leurs fautes : le géné-ral Dupont en trouva cette fois qui aggravèrent cruellementles siennes !
De tous ces prétendus mouvements de l’armée espagnolevers la Caroline, par Baeza et Linarès, aucun n’était vrai. Desbandes de guérillas plus ou moins nombreuses avaient inondéles bords du Guadalquivir, gagné la Sierra-Morena, et faitillusion à des officiers peu intelligents ou peu attentifs. Maisles deux armées principales s’étaient portées, celle de Gre-nade devant Baylen, celle d’Andalousie devant Àndujar. Leurintention véritable avait été de sonder partout la position desFrançais, pour savoir de quel côté on pourrait attaquer avecplus de probabilité de succès. L’impatience des insurgés lesportait à demander une attaque immédiate, n’importe sur quelpoint, et la prudence du général en chef Castanos en était àlutter avec des déclamateurs d’état-major pour s’épargnerun échec comme celui de la Cuesta et de Blake. Ses tâtonne-ments étaient une manière d’occuper les impatients, et dechercher le point où l'imprudence de l’offensive serait moinsgrande. L’attitude imposante des Français devant Àndujardans les journées du 15 et du 16, leur résistance moins in-vincible entre Menjibar et Baylen, puisque l’un de leurs gé-néraux y avait été tué et le terrain abandonne, indiquaientque c’était sur Baylen qu’il fallait se porter, si on voulait ris-quer un effort qui eût quelque chance de réussite. Ce raison-nement du général Castanos faisait honneur à sa perspicacité
Juillet 1808.
Véritableprojetdes arméesespagnolespendant qu’onleur supposaitcelui de tour-ner l’arine'efrançaise parles défilés.