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[Vol. 5.]
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BAXLEN.

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ainsi midi. Le canon cesse de gronder, car la bataille est finie Juillet isub.à Baylen. Ce silence de la défaite et du désespoir ne laisseplus de doute au général Vedel, et il croit définitivement qu’ons’est trompé. Ses troupes, en cet instant, viennent de s’em-parer d’un troupeau de chèvres; elles sont affamées, il leurdonne deux heures pour faire la soupe. On repart à deuxheures. On marche sans impatience, car le silenco le plus pro-fond règne partout. On débouche vers cinq heures sur Baylen,et on aperçoit les Espagnols. Sans se figurer exactement ce à ^heuresqui a pu arriver, on en conclut que l’ennemi s’est placé entre rapri-s^nidi,le général Dupont et les divisions Vedel et Dufour. Alors le laTJtaiuegénéral Vedel n’hésite plus, et il veut passer sur le corps de fong-'tempsl’armée espagnole pour rejoindre son général en chef. Il sedispose donc à attaquer par la droite, car c’est par là qu’entournant Baylen il peut se faire jour jusqu’à la route d’An-dujar, et rencontrer le général Dupont, n’importe sur quelpoint de cette route. A l’instant où il donne ses ordres, unparlementaire espagnol vient lui annoncer qu’il y a une trêve.

Le général Vedel refuse d’y ajouter foi, et dépêche un de ses

i . Le general

officiers au camp du général Redmg pour savoir ce qui en Vc< jf^™ e u r '“'' 1est, déclarant qu’il accorde une demi-heure de délai; après s ™quoi, si on ne lui a pas répondu, il ouvrira le feu. Il attend, [• ar m|f e , “*p a .continuant à faire ses dispositions, et, la demi-heure écoulée, if n e °st owiglne voyant pas reparaître l’officier qu’il a envoyé, il attaque de deva£f er

" ii les ordres

vigoureusement. Ses troupes marchent avec ardeur, envelop- qui lui sontpent un bataillon d’infanterie et le font prisonnier. Les cuiras-siers chargent et culbutent ce qui est devant eux. Mais toutà coup un groupe d’officiers espagnols, dans lequel se trouveun aide-de-camp du général Dupont, vient lui prescrire decesser le feu, et de tout remettre dans le premier état.

Devant cet ordre du général en chef, le général Vedel, quoiquetrès-animé au combat, est obligé de s’arrêter. Mais telle estla puissance de ses illusions, qu’il ne peut pas imaginer encorel’étendue des malheurs de l’armée, et il se figure que la