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[Vol. 5.]
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B AYLEN.

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quelques restes de ration dans leur sao, ou quelques liquidesdans leurs gourdes, eurent seuls de quoi se sustenter.

Le lendemain matin 20, M. de Villoutreys, qui avait été ex-pédié au quartier général espagnol pour faire ratifier la trêve,revint, annonçant que le général Castanos était prêt à traitersur des bases équitables, et qu’il allait, pour ce motif, se trans-porter à Baylen. Le général Dupont imagina d’employer encette circonstance le célèbre général du génie Marescot, quiétait de passage dans sa division, avec une mission pour Gi-braltar, et qui avait connu beaucoup, en 1795, le généralCastanos. Il le fit appeler et le pressa d’user de son influencesur le général espagnol, afin d’en obtenir de meilleures con-ditions. Le général Marescot, peu soucieux de négocier et designer une capitulation qui ne pouvait guère être avantageuse,refusa d’abord la mission qui lui ôtait offerte, céda ensuiteaux instances du général en chef, et consentit à se rendre auquartier général espagnol.

Il fallait, pour joindre le général Castanos, prendre la routed’Àndujar, et traverser la division la Pena. Le général Ma-rescot trouva le général de la Pena au pont du Rumblar, cour-roucé, menaçant, se plaignant de prétendus mouvements del’armée française pour s’échapper, disant qu’il avait des pou-voirs pour traiter, exigeant que toutes les divisions françaisesse rendissent immédiatement et à discrétion, et déclarant que,si dans deux heures il n’avait une réponse, il allait attaqueret écraser la division Barbou. Pour l’arrêter, le général Mares-cot fut obligé de promettre qu’on répondrait dans deux heures.

Il revint en effet, sans perdre de temps, rapporter ces tris-tes détails au général Dupont. À cette nouvelle, celui-ci sereleva, en s’écriant qu’il aimait mieux se faire tuer avec ledernier de ses soldats que de se rendre à discrétion. Il con-voqua auprès de lui tous les généraux de division et de bri-gade pour savoir s’il pouvait compter sur leur dévouementet sur celui de leurs soldats. Mais presque tous lui répondi-

Juillet 1808.

Commencementdes négocia-tions avecles générauxespagnols.

Choixdu généralMarescotpour traiteravec

le généralCastanos.

Premièreentrevuedu généralMarescot avecle généralde la Pena.

Brutalesexigencesdu généralespagnol.

Noblemouvementde désespoirdu généralDupont,