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[Vol. 5.]
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B A YLEN.

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bou ses canons et ses fusils, qui lui seraient bientôt rendus Juillet isog.

;i Madrid ; qu’il fallait donc empêcher le retour de ces vingtmille hommes dans le nord de l’Espagne, où, par leur pré-sence, ils ne manqueraient pas de rétablir les affaires du nou-veau roi.

Aussi, lorsqu’on s’occupa de rédiger les conditions de lacapitulation, et qu’on voulut spécifier le retour par terre destrois divisions, l’une sans armes, les deux autres avec armes,le général Castanos, toujours modéré dans la forme, mais pé-remptoire cette fois dans le fond, déclara que cet article n’é-tait pas consenti. Les généraux français se récrièrent alorscontre cette espèce de manque de parole, rappelant que quel-ques instants auparavant la condition actuellement contestéeavait été admise. M. de Castanos en convint, mais, pour prou-ver sa bonne foi, donna à lire au général Marescot la lettreinterceptée du général Savary, et demanda si, après ce qu’ilvenait d’apprendre, on pouvait exiger de lui qu’il persistâtdans les premières conditions accordées. Le général Marescotlut la lettre, en fit part à ses collègues consternés, et il falluttraiter sur de nouvelles bases. En conséquence, il fut stipulé Conditions

1 1 r definitivement

que la division Barbou resterait prisonnière de guerre ; que im P°sées.les divisions Vedel et Dufour seraient seulement tenues d’é-vacuer l’Espagne par mer ; qu’elles ne déposeraient pas lesarmes, mais qu’afin d’éviter toutes rixes, on les leur enlève-rait pour les leur rendre à l’embarquement à San-Lucar etRota ; que le transport par mer aurait lieu sous pavillon es-pagnol, et qu’on se chargeait de faire respecter ce pavillonpar les Anglais. Puis on s’occupa de quelques détails maté-riels, et nos négociateurs obtinrent, ce qui était d’usage, queles officiers conserveraient leurs bagages, que les officierssupérieurs auraient un fourgon exempt de toute visite, maisque le sac des soldats serait visité, afin de s’assurer qu’ilsn’emportaient pas de vases sacrés. Il y eut un vif débat surcet article déshonorant pour les soldats, et auquel jamais des