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[Vol. 5.]
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BAYLEN.

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gauche, le général Vedel par sa droite. Il est évident que lesuccès était possible ; mais le général Dupont, toujours acca-blé, entendant à peine ce qu’on lui disait, allégua le décou-ragement profond de son armée, une négociation déjà com-mencée, un traité presque terminé, peut-être même signésur la route d’Andujar, et renvoya le capitaine Baste aux né-gociateurs eux-mêmes pour plaider la cause de la divi-sion Vedel.

C’est par suite de ce renvoi que le capitaine Baste était ar-rivé au lieu des conférences. Il s’adressa d’abord aux négo-ciateurs français, qu’il trouva fatigués d’une longue contesta-tion, et peu en état de reprendre une discussion dans laquelleils avaient toujours été battus. Le capitaine Baste, venu d’unlieu où l’on était plein d’ardeur et d’indignation à la seule idéede se rendre, et transporté en un lieu où tout était accable-ment, désespoir, ne put comprendre des sentiments qu’il n’é-prouvait pas, et s’en retourna indigné auprès du généralDupont.

Après cet incident, les trois négociateurs français suivirentles trois négociateurs espagnols à Andujar, où on allait rédi-ger définitivement la capitulation vouée à une si désolanteimmortalité, et le capitaine Baste revint à Baylen, au campdu général Dupont, pour rapporter ce qui s’était passé. Legénéral Dupont, à ce récit, rendu à tous ses sentiments d’hon-neur, chargea le capitaine Baste de donner au général Vedelle conseil de repartir sur-le-champ pour la Caroline et laSierra-Morena, afin de s’échapper en toute hâte vers Madrid.Les deux généraux Vedel et Dufour pouvaient ramener 9 à10 mille hommes sur Madrid, et, en gagnant les Espagnolsde vitesse, il est hors de doute qu’ils avaient beaucoup dechances d’opérer heureusement leur retraite. C’était plus dela moitié de l’armée française sauvée de cette cruelle catas-trophe, par une noble inspiration du général Dupont, qui sa-vait bien à quel point il aggravait ainsi le sort de l’autre moitié.

Juillet 1803.

Autorisationde s’échapperdonnéeà la divisionVedel parle généralDupont.