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[Vol. 5.]
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BAYLEN.

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saires à Londres pour y faire connaître le soulèvement des Août 1? °8-Espagnes, le gouvernement anglais avait été averti de l’occa-sion imprévue qui s’offrait à lui de multiplier nos embarras,et de soulever contre nous les résistances les plus opiniâtres.

Le ministère Canning-Castlereagh avait naturellement résolude porter tous ses efforts vers la Péninsule, et d’y susciterdans de plus vastes proportions, et d’une manière bien au-trement durable, les obstacles qu’il nous avait un momentsuscités dans les Calabres. L’ordre fut envoyé à toutes lesforces britanniques de terre et de mer, répandues dans laMéditerranée, le golfe de Gascogne, la Manche, la Baltique,de concourir vers cet unique but. Des chargements d’armes. Concentration

° 1 de toutes

des envois d’argent, furent dirigés vers les côtes d’Esnacne *»ri-

et de Portugal. Toutes les troupes dont l’expédition de Bou- dèstë^om-logne avait motivé l’organisation, et dont une partie venait Tinsunactimde se signaler à Copenhague, furent destinées à opérer sur tspasnole-ce nouveau champ de bataille. 11 était impossible en effet d’enoffrir à l’Angleterre un mieux choisi, et plus commode pour elle.

Avec un bon vent, on pouvait en quatre jours se transporterdes côtes d’Angleterre au cap Finistère, aux baies de la Corogneet de Vigo, aux bouches du Douro ou du Tage. L’immense ma-rine anglaise, croisant sans cesse autour de cette ceinture decôtes, pouvait toujours y approvisionner une armée de vivreset de munitions, tandis que les adversaires de cette arméesur un sol à demi sauvage, dépourvu de routes, devaientavoir la plus grande peine à se nourrir. Les lourds et solides Avantagesbataillons britanniques, débarqués dans les golfes nombreux |a Péninsulede la Péninsule, mettant pied à terre dans des postes bien po a “ r * ifgueïoretranchés, s’avançant hardiment si l’on remportait un succès, de terre 'rétrogradant promptement si l’on essuyait un revers, pourgagner cette mer qui était leur appui, leur refuge, leur dépôtde vivres et de munitions, tour à tour soutenant en cas d’offen-sive les agiles Espagnols contre le choc impétueux de l’arméefrançaise, ou bien les laissant en cas de retraite s’en tirer