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LIVliE XXXI.
Août L608.
Forcesbritanniquesréuniessur les eûtesde Portugal.
Premièreapparitionsur le théâtredes guerreseuropéennesde sir ArthurWellesley.
comme ils pourraient, par la dispersion ou une soumissionmomentanée, recommençant enfin cette manœuvre sans selasser, jusqu’à ce que la puissance française succombât d’é-puisement, les bataillons britanniques allaient faire, disons-nous, la seule guerre qui leur convint, et qui pût leur réussirsur le continent.
Tous les ordres pour une grande expédition furent donnésavec une extrême promptitude. Cinq mille hommes sous le gé-néral Spencer, -venus d’Égypte en Sicile, avaient été transportésà Gibraltar, de Gibraltar à Cadix, où les Espagnols, se faisantun scrupule de les recevoir, avaient ajourné l’acceptation doleurs services. Ces cinq mille Anglais, refusés à Cadix, avaientété débarqués aux bouches de la Guadiana, sur le territoiredu Portugal, attendant le moment favorable pour agir. Dixmille hommes se trouvaient à Cork en Irlande. Ils furent im-médiatement embarqués sur une flottille escortée de plusieursvaisseaux de ligne ; on leur donna pour chef un officier quis’était déjà fait connaître dans l’Inde, et qui venait de rendrede grands services au général Cathcart devant Copenhague :c’était sir Arthur Wellesley, célèbre depuis par sa bonne for-tune autant que par ses grandes qualités militaires, sous letitre de duc de Wellington. Il avait pour instructions de fairevoile vers la Corognc, d’offrir aux Espagnols des Asturies etde la Galice le concours des forces anglaises, et partout enfinde s’employer contre les Français autant qu’il le pourrait. Legénéral Spencer avait ordre de venir se placer sous son com-mandement dès qu’il en serait requis. Sir Arthur Wellesleyallait donc se voir à la tête de 15 mille hommes. Mais cestroupes n’étaient qu’une partie de celles qu’on destinait à laPéninsule. Cinq mille hommes sous les généraux Anstrutheret Ackland se trouvaient à Ramsgate et Ilarwich. Des bâti-ments de transport étaient déjà dirigés sur ces points d’em-barquement pour les conduire auprès de sir Arthur Wellesley.Grâce à la proximité des lieux et aux vastes moyens de la