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[Vol. 5.]
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ERFURT.

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tion qn’Alexandre et Napole'on s’appliquent à lui faire. — Après s’être Août 1808.entendus, les deux empereurs cherchent à mettre par écrit les résolutionsarrêtées verbalement. — Napoléon désirant que la paix puisse sortir dal’entrevue d’Erfurt, veut que l’on commence par des ouvertures pacifiquesà l’Angleterre. — Alexandre y consent, moyennant que la prise de pos-session des provinces du Danube n’en soit point retardée. — Difficulté detrouver une rédaction qui satisfasse à ce double vœu. — Conventiond’Erfurt signée le 42 octobre. — Napoléon, pour être agréable à Alexan-dre, accorde à la Prusse une nouvelle réduction de ses contributions. —

Première idée d’un mariage entre Napoléon et une soeur d’Alexandre. —

Dispositions que manifeste à ce sujet le jeune czar. — Contentement desdeux empereurs, et leur séparation le 14 octobre, après des témoignageséclatants d’affection. — Départ d’Alexandre pour Saint-Pétersbourg etde Napoléon pour Paris. — Arrivée de celui-ci à Saint-Cloud le 18 oc-tobre. — Ses dernières dispositions avant de se rendre à l’armée d’Es-pagne. — Rassuré pour quelque temps sur l’Autriche, Napoléon tire d’Al-lemagne un nouveau corps, qui est le 5 e . — La grande armée convertieen armée du Rhin. — Composition et organisation de l’armée d’Espagne.

— Départ de Berthier et de Napoléon pour Bayonne. — M. de Roman-zow laissé à Paris pour suivre la négociation ouverte avec l’Angleterre annom de la France et de la Russie. — Manière dont on reçoit à Londresle message des deux empereurs. — Efforts de MM. de Champagny et deRomanzow pour éluder les difficultés soulevées par le cabinet britannique.

— L’Angleterre, craignant de décourager les Espagnols et les Autri-chiens, rompt brusquement les négociations. — Réponse anière de l’Au-triche aux communications parties d’Erfurt. — D’après les manifestationsdes diverses cours, on peut prévoir que Napoléon n’aura que le temps defaire en Espagne une courte campagne. — Ses combinaisons pour larendre décisive.

Napoléon avait passé à Bayonne et dans les départements dl .^? } p8,® onqui sont situés au pied des Pyrénées les mois de juin et de , cs p ‘î.“" j ncesjuillet, pendant lesquels s’étaient accomplis les événements ,luque nous venons de rapporter. Il avait successivement visitéPau, Auch, Toulouse, Montauban, Bordeaux, partout fêté,partout reçu avec transport par les populations toujours épri-ses du prince qui passe et qui occupe un moment leur oisi-veté, mais cette fois plus avides que de coutume de voir leprince extraordinaire qui excitait 5 si juste titre leur curiositéet leur admiration. Les Basques avaient exécuté devant luileurs danses gracieuses et pittoresques ; Toulouse avait faitéclater l’impétuosité ordinaire de ses sentiments. On ne savaitrien ou presque rien, même dans ces provinces, des événe-ments d’Espagne, car Napoléon ne permettait aucune publi-cation contraire à ses vues. On avait bien appris, par les in-