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[Vol. 5.]
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K R F U HT.

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II avait là deux mille hommes d’une garde royale, moitié es-pagnole, moitié napolitaine, deux mille hommes de garde im-périale, trois mille de la brigade Rey qui ne le quittait pas, entout sept mille. 11 avait à sa droite le maréchal Bessières avec20 mille hommes répandus entre Cubo, Briviesca et Burgos,tenant cette dernière ville par de la cavalerie; à sa gauche,do Miranda à Logrono, le maréchal Moncey avec 18 mille; etde Logrono à Tudela, le corps du général Verdier, fort encorede 15 à 16 mille hommes après les pertes essuyées à Sara-gosse. En arrière, Joseph avait encore les dépôts et les régi-ments de marche, mélange pou consistant de soldats détachésde tous les corps, mais bons à couvrir les derrières, et necomprenant pas moins de 15 à 16 mille hommes. Des vieuxrégiments, que Napoléon avait successivement tirés de lagrande armée, les derniers arrivés, les 51 e et 43 e de ligne,avec le 26 e de chasseurs, avaient servi à former la brigadeGodinot, troupe excellente qui, lancée à l’improviste surBilbao, en avait chassé les insurgés, et leur avait tué 1,200hommes. Enfin les colonnes mobiles de gendarmerie et demontagnards gardant les cols des Pyrénées au nombre de 3à 4 mille hommes, la division du général Reille forte de 6 à7 mille, celle du général Duhesme eu Catalogne de 10 à 11mille, portaient à un total de 100 mille hommes les forces quirestaient encore en Espagne.

Napoléon s’épuisait à envoyer à l’état-major de Joseph desinstructions mal comprises, nous l’avons dit, et encore plusmal exécutées. Il avait d’abord converti en régiments défini-tifs les régiments provisoires, sous les numéros 113 à 120.II avait donné ordre de réunir à ces régiments devenus dé-finitifs tous les détachements en marche, pour remettre de l’en-semble dans les corps; de concentrer la garde impériale, dontune partie était auprès du maréchal Bessières, l’autre auprèsde Joseph, et d’en composer, avec les vieux régiments de labrigade Godinot, une bonne réserve nécessaire pour les cas

Août 1608.

Fixationdu quartier-général àVittoria.

Positionde l'arméesur l’Ëhre.

Instructions«le Napoléonfort malcomprises parJoseph et parles générauxqui servaientsous lui.