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[Vol. 5.]
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LIVRE XXXII.

Sept. 1808.

Moyensemployéspar Napoléonpour

remplaceraux arme'esd’Italie etd’Allemagneles troupesqu’il en aretirées.

empruntait, sans trop affaiblir ni l’une ni l’autre. Après lesrégiments successivement appelés de Pologne et d’Allemagne,après le départ des 1 er et 6 e corps et des divisions de dra-gons, après le licenciement des auxiliaires, la grande arméese trouvait singulièrement réduite. 11 restait dans la Pomé-ranie suédoise et la Prusse le quatrième corps du maréchalSoult, présentant 34 mille hommes d’infanterie, 3 mille decavalerie légère, 8 à 9 mille de grosse cavalerie, 4 mille detroupes d’artillerie et de génie, total 50 mille environ. Le ma-réchal Bernadotte, prince de Ponte-Corvo, tenait garnison dansles villes anséatiques et le littoral de la mer du Nord, avec deuxdivisions françaises de 12 mille hommes (les divisions Boudetet Gency, la division Molitor ayant passé au corps du maréchalSoult), 14 mille Espagnols et 7 mille Hollandais, total 33 millehommes. Le maréchal Davout, avec le 3 e corps, le plusbeau, le plus fortement organisé de toute l’armée française,occupait le duché dePosen, de la Vislule à l’Oder. II comptait38 mille hommes d’infanterie, 9 mille de cavalerie, chasseurs,dragons et cuirassiers. 11 occupait en outre Dantzig avec ladivision Oudinot, forte de 10 mille grenadiers et chasseursd’élite. Il avait 3 mille hommes d’artillerie et de génie, ce quifaisait un total de 60 mille Français. Il comptait 30 mille Saxonset Polonais. Le parc général pour toute la grande armée, réunià Magdebourg et dans les principales places de la Prusse,comptait 7 à 8 mille serviteurs de toute espèce. C’était untotal de 180 mille hommes, dont 130 mille Français, 50 millePolonais, Saxons, Espagnols, Hollandais. Si on ajoutait à cettemasse le 5 I; corps, établi en Silésie, et qui s’élevait à 24 millehommes environ, la grande armée pouvait être évaluée à200 mille soldats de première qualité, bien suffisants avecl’armée d’Italie pour accabler l’Autriche, l’empereur Alexan-dre ne nous apportât-il qu’un concours nul ou insuffisant.Toutefois, ce n’était plu3 assez pour contenir le mauvais vou-loir universel du continent, car si l’Autriche seule manifestait