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[Vol. 5.]
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ERFURT.

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sa haine et son désir de secouer le joug de notre domination,l’Allemagne entière commençait à éprouver contre nous uneaversion profonde, et mal dissimulée, aussi bien dans lespays soumis à la Confédération du Rhin que dans tous lesautres.

Napoléon voulut sur-le-champ reporter les armées d’Alle-magne et d’Italie à un effectif presque égal à celui qu’ellesavaient, avant les détachements qu’il venait d’en tirer. Mal-heureusement il pouvait les rendre égales en quantité à cequ’elles avaient été, mais non pas en qualité, car il ne leurenvoyait que des recrues en place de vieilles troupes. Cepen-dant le fond de ces corps était si excellent, et le nombred’hommes aguerris tel encore, qu’une addition de conscritsne pouvait pas les affaiblir sensiblement. 11 commença, enexécution de la convention passée avec la Prusse, par rap-procher du Rhin les troupes qu’il avait en Allemagne. Le 1 Kret le 6 e corps, destinés à l’Espagne, étaient par ses ordresen marche sur Mayence, à six étapes l’un de l’autre, de ma-nière à ne pas se faire obstacle sur la route qu’ils avaientà parcourir. Le corps du maréchal Soult fut amené sur Berlin,pour prendre la place du 1 er corps, qui venait de quitter cettecapitale. Le corps du maréchal Davout dut venir prendre surl’Oder et dans la Silésie la place laissée vacante par les 6 e et5' corps, l’un dirigé, comme on l’a vu, sur Mayence, l’autresur Bareulh. Le général Oudinot dut avec ses bataillons d’élitequitter Dantzig, et s’acheminer vers l’Allemagne centrale.Les Polonais et les Saxons furent chargés de le remplacer àDantzig. Ce mouvement, qui était un commencement d’exé-cution de la convention avec la Prusse, rendait le recrute-ment plus facile en abrégeant de moitié la distance.

Napoléon songea d’abord à mettre définitivement en vigueurle décret rendu l’année précédente, lequel portait chaque ré-giment d’infanterie à cinq bataillons. En conséquence, il réso-lut d’avoir quatre bataillons complets à tous les régiments de

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Sept. 1808.

Napoléon ,par un envoide conscrits,remontela grandearmée sousle rapportdu nombre.

Misé

à exécutiondéfinitivedu décretqui fixe tousles régimentsà cinqbataillons.