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LIVRE XXXII.
Sept. 1808. la grande armée, en laissant le cinquième, celui du dépôt,sur le Rhin. Quant à l’Espagne, il voulut que chaque régimenteût trois bataillons de guerre au corps, un quatrième àBayonne, comme premier dépôt, un cinquième dans l’intérieurde la France, comme second dépôt. Les armées d’Italie et deNaples devaient avoir de même cinq bataillons par régiment,quatre en Italie, le cinquième en Piémont ou dans les départe-ments du midi de la France.
Pour cela il fallut de nouveau recourir à la conscription. IlK°cour» u resta ' t ô prendre sur les conscriptions antérieures de 1807,u ia c r cnp 1808 et 1809, celte dernière déjà décrétée en janvier de l’an-née courante, environ 60 mille hommes. Napoléon voulut de-mander en outre celle de 1810, commençant ainsi à anticiperde plus d’une année sur les conscriptions dont il faisait l’appel.Toutefois il eut la précaution de ne disposer immédiatementque d’une partie de cette population. Ces deux levées, de 60mille hommes pour les années 1807 à 1809, et de 80 millepour 1810, devaient former un total de 140 mille hommes,dont 40 mille affectés à l’infanterie de la grande armée, 30mille à celle de l’armée d’Espagne, 26 à celle d’Italie, 10 auxcinq légions de séserve, 10 enfin à celle de la garde impériale,ce qui faisait 1 16 mille hommes pour l’infanterie. 11 en restait14 mille pour la cavalerie, 10 mille pour l’artillerie, le génieet les équipages.
On remarquera sans doute que Napoléon levait 10 millehommes pour la garde impériale. Cette troupe d’élite, rentréeen France, se reposait à Paris, et était généralement moinsemployée que les autres. Napoléon résolut d’en faire une écolede guerre, en lui envoyant des jeunes gens choisis, pour qu’elleles dressât en bataillons de fusiliers. Après avoir passé un anou deux soit à Paris, soit à Versailles dans la garde impériale,ces conscrits devaient avoir pris son esprit, sa discipline, sabelle tenue. Il n’en ordonna pas moins le recrutement ordinairede cette garde, à vingt hommes par régiment, pris au choix