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[Vol. 5.]
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LIVRE XXXII.

Sept. 1808.

L’equiübrerompude nouveaudans le budgetde l’Etat.

Complémentde ressourcestrouvé

dans le trésorde l’armée.

fâcheuses, la dispersion de ses vieux soldats du Nord au Midi,et la dissipation des richesses créées par son habile économie.Ce budget, qu’il avait mis tant de soin à renfermer dans unchiffre de 720 millions (sauf les frais de perception qui étaientde 129, et les dépenses départementales de 30), dépassaitcette proportion, pour s’élever à 800, même au delà, sanscompter tout ce que continuerait à fournir l’étranger, cariagrande armée était entretenue en partie sur les contributionsde la Prusse. Les recettes qui, sous ce règne si paisible audedans, allaient sans cesse croissant, venaient de fléchir dansun de leurs produits essentiels, les douanes. On avait espéré80 millions de ce dernier produit, et il était douteux qu’onen perçût 50. C’était un premier effet des redoutables décretsde Milan, qui avaient interdit, par des moyens nouveaux etplus rigoureux, l’entrée des denrées coloniales de provenanceanglaise. Les recettes diminuaient donc, tandis que les dé-penses augmentaient. Il est vrai que le trésor de l’armée ydevait pourvoir.

Le dernier règlement avec la Prusse promettait des res-sources considérables. On avait consommé en fournitures surles lieux environ 90 millions. On en avait dépensé 206 enargent provenant des contributions, ce qui faisait près de 300millions tirés de l’Allemagne pour l’entretien des armées fran-çaises. Il restait à la caisse des contributions, c’est-à-dire autrésor de l’armée, environ 160 millions, en valeurs reçues ouà recevoir prochainement, plus 140 dus par la Prusse, en tout300 millions. Mais ces 300 millions n’étaient pas intégralementdisponibles; car, indépendamment des 140 millions acquit-tables en lettres de change ou lettres foncières, il y avait, dansles 160 millions tenus pour comptant, 24 millions déjà versésau trésor pour solde arriérée, et 74 versés à la caisse de ser-vice sur les 84 qu’on lui devait pour l’emprunt destiné à fairecesser l’escompte des obligations des receveurs généraux.Restaient donc 62 millions immédiatement disponibles, plus