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son pouvoir, était le spectacle par lequel Napoléon voulait quecommençassent les représentations de la tragédie française.
Il était convenu qu’au milieu de ces fêtes on prendrait lematin, le soir, dans le cabinet ou à la promenade, le tempsde s’entretenir en liberté des graves intérêts qu’il s’agissaitde régler. Le parti de Napoléon, en venant à Erfurt, était prissur les objets essentiels qui allaient être traités dans l’entrevue,et il avait son plan arrêté d’avance. Sur l’Orient d’abord, ilétait revenu de toute idée de partage, ayant senti, après quel-ques discussions auxquelles il s’était prêté par complaisance,qu’il lui était impossible de s’entendre avec la Russie à cesujet. S’il ne donnait Constantinople, il ne donnait rien,accordât-il l’empire turc tout entier; car pour Alexandre etM. de Romanzoff la question consistait uniquement dans lapossession des deux détroits. Et s’il donnait Constantinople,il donnait cent fois trop; il donnait l’avenir de l’Europe, ildonnait enfin une conquête dont l’éclat effacerait toutes lessiennes. Mais il avait aperçu qu’en payant comptant, si l’onpeut s’exprimer ainsi, en sacrifiant sur-le-champ une partiedu territoire turc que la Russie ambitionnait avec passion, illui causerait un plaisir assez grand pour la satisfaire et sel’attacher complètement dans l’occurrence actuelle. Or, celasuffisait aux desseins de Napoléon.
Ainsi, à un rêve magnifique, mais dangereux pour l’Europe,substituer une réalité restreinte, mais immédiate, était pourcette fois son plan de séduction à l’égard de la Russie. Toutce que l’empereur Alexandre et M. de Romanzoff avaient ditdepuis plusieurs mois prouvait que, malgré l’exaltation deleurs espérances, ils se départiraient sans trop de peine de laprétention de partager l’empire turc, vu la difficulté de semettre d’accord, moyennant qu’on leur abandonnât tout desuite et définitivement une portion de territoire à leur conve-nance, cette portion de territoire étant située sur le Danube.C’était, sans doute, une concession grave à l’ambition russe,
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Sopt. 1808.
Résolutionstle Napoléonen tenanta Erfurtsur
les objetsdont H allaitentretenirl'empereurAlexandre.
Renonciationà toute idéede partagerelativement àl’empire turc,et donimmédiath la Russiedes provinces,du Danube.