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[Vol. 5.]
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étranges de Bayonne, de l’occupation si brusque de Rome, il sept. îæs.proféra à peine un mol, se bornant à dire que les princesd’Espagne, que le pontife romain n’étaient que de tristes per-sonnages,. qui méritaient leur sort par leur incapacité, et s’é-taient, par leur aveuglement, rendus incompatibles avec l’étatactuel des choses en Europe. Toutefois, ajoutait Alexandre, ilfallait avoir compris aussi bien que lui le système de Napoléonpour admettre avec autant de facilité les catastrophes dont onvenait de rendre le monde témoin; et il fallait qu’à l’Orientaussi de notables changements attirassent l’attention des Rus-ses, a6n de la détourner de ceux qui s’accomplissaient enOccident. Quant aux ennemis de la France, Alexandre déclaraqu’il les prenait tous pour siens; car, suivant le vœu de Na-poléon, il s’était mis en guerre avec l’Angleterre; et relative-ment à l’Autriche, il ne lui restait presque rien à faire pourdevenir son adversaire déclaré, puisqu’il était prêt, pour lacontenir, à employer les manifestations les plus imposanteset les plus décisives, et, si ces manifestations ne suffisaientpas, à passer des paroles aux actes, c’est-à-dire à la guerre,sous une condition cependant, c’est qu’on laisserait à la courde Vienne le tort de l’agression sans le prendre pour soi.

Napoléon répondit à ces protestations de dévouement avec , Dire

411 de rfapoléon.

toute l'effusion possible, et par l’exposition de vues exacte-ment pareilles. Il exprima de son côté la résolution de seprêter à tous les accroissements raisonnables de la Russie,mais il se retrancha sur l’impossibilité de s’entendre à l’égardde certains projets, et sur les embarras dans lesquels étaientactuellement engagés les deux empires ; embarras qui leurconseillaient de ne pas tenter en ce moment de trop grandsremaniements territoriaux, car il y en avait, certes, d’assezgrands d’opérés dans le monde, sans y en ajouter de pro-digieux, comme de partager l’empire turc par exemple, etsurtout de le partager tout entier. Examinant dans leurdétail les projets qui avaient tant agité l’esprit d’Alexandre