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sultats pour la Russie? Si elle oblenait, par exemple, à la Sept. îæssuite des événements du temps, la Finlande, la Moldavie, laValachie, n’aurait-elle pas égalé sous le règne d’Alexandre lesplus beaux règnes, les plus féconds en agrandissements terri-toriaux? Quant à la France, elle ne voulait plus rien désor-mais. L’Espagne à Joseph, le pouvoir temporel aux Françaisdans Rome, comblaient tousses désirs. Elle ne voulait pasun seul changement territorial de plus. Pour le prouver elleallait distribuer aux princes de la Confédération du Rhin lesterritoires allemands qui lui restaient du démembrement dela Prusse. Ses frontières naturelles lui suffisaient, et l’Espagnemême, dont elle venait de s’emparer, n’était pas une acqui-sition territoriale, mais un complément de son système fédé-ratif, puisque, après tout, l’Espagne demeurait indépendanteet séparée sous un prince de la maison Bonaparte, au lieu del’être sous un prince de la maison de Bourbon. Or, tous cesavantages, pour la Russie comme pour la France, il n’étaitpas impossible de les obtenir par la diplomatie, et par undernier eftort militaire, des Russes en Finlande, des Françaisen Espagne. N’était-il pas probable, en effet, que l’Europe,fatiguée de tant d’agitations, aimerait mieux, en présence desdeux empires fortement unis, finir par la paix que par laguerre? Et la paix, après avoir assuré à la Russie la Finlande,la Valachie, la Moldavie, après avoir assuré à la France lecomplément de son système fédératif par la soumission del’Espagne au roi Joseph, la paix était certainement un dé-nouement bien beau et bien acceptable, et qui rempli-rait de joie l’univers épuisé. Mais si la paix, à ces condi-tions, était impossible, les deux empires pourraient, aprèsen avoir fini, l’un avec la Finlande, l’autre avec l’Espagne,s’engager dans l’avenir inconnu, immense, qui s’ouvraitpour eux en Orient, et ils s’y engageraient plus libres deleurs mouvements, plus maîtres de leurs moyens. D’ailleurs,Alexandre, Napoléon étaient jeunes, ils avaient le temps