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1.1 Vit K XXX11.
Octob. 1608.
Pleinementrnssure;i IVg.tnlîle l;t Russie,Napoléonemprunteà la grandearme'e
dv nouveauxdetaehementspour
l'Kspagne.
M. de Taileyrand était fort employé, comme on le verra tout àl’heure. On déployait de l’esprit, de la finesse, de la grâce ;on voyait les hommes de génie de l’Allemagne, Goethe, Wie-land, venus avec leurs augustes protecteurs, les princes deWeimar, se mêler aux rois, ministres et généraux. C’est làqu’on allait chercher à deviner ce qu’on ne pouvait pas savoir,à surprendre dans un mot échappé quelque grande penséepolitique ou militaire. L’infortuné M. de Vincent s’y épuisaiten recherches, en observations, en conjectures de tout genre,et ses tortures assez visibles plaisaient fort aux deux empe-reurs, qui voulaient punir l’Autriche de sa conduite aussihostile qu’imprudente.
L’accord paraissant assuré avec la Russie, moyennant lacession formelle et non différée des provinces danubiennes,et le concours de celte puissance contre l’Autriche en étantla suite nécessaire, Napoléon décida à Erfurt même plusieursquestions restées douteuses, relativement à la distribution deses forces. 11 ordonna de faire partir immédiatement de Pariset des points où elle était rassemblée, la belle division Sé-bastian] , qui devait être composée de quelques-uns des vieuxrégiments destinés à l’Espagne, et qui n’avait pas encore étémise en mouvement sur Bayonne. Il donna le même ordre àl’égard de la division Levai, entièrement formée des Alle-mands auxiliaires, de manière à ce que ces deux divisionsfussent rendues à Bayonne à la fin d’octobre. Il prit enfin sonparti au sujet du 5 e corps, et voulut que sa marche, d’aborddirigée sur Bareuth, le fût définitivement sur le Rhin et lesPyrénées. Enfin, aux trois divisions de dragons déjà ache-minées vers l’Espagne, il en ajouta deux autres, et ne laissaen Allemagne que les cuirassiers, avec une notable portionde la cavalerie légère. Ces dispositions étaient le résultatnaturel de la sécurité que lui inspirait l’entente avec la Russie,et du désir d’accabler tout de suite les Espagnols et les An-glais par une masse irrésistible de forces.