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[Vol. 5.]
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per aucune partie du secret des négociations. On en avait faitmystère même à M. de ïalleyrand, dont Napoléon se méfiaitchaque jour davantage, surtout lorsqu’il s’agissait de rela-tions avec l’Autriche. On lui avait bien confié que le but del’entrevue était de rapprocher les deux empires de France etde Russie, de fixer même dans une convention les principesqui les uniraient; mais l’objet positif des résolutions lui avaitété soigneusement caché. On ne disait donc absolument rienà M. de Vincent; et quand il se plaignait de ce que son maîtreavait été laissé en dehors do cette réunion impériale, on luirépondait, sans beaucoup de ménagements, que c’était laconséquence de ses armements inexplicables ; que pour êtreassocié à une politique, il fallait s’y montrer favorable, etnon pas avoir l’air de préparer contre elle toutes les forcesde ses États ; que tout ce que l’Autriche gagnerait à une telleconduite, ce serait d’être chaque jour tenue plus éloignée desaffaires sérieuses de l’Europe, et qu’il ne lui resterait, si ellevoulait de grandes intimités, qu’à les aller chercher enAngleterre.

La position de M. de Vincent devenait à chaque instantplus fausse, et Napoléon mettait à la rendre embarrassante,souvent même humiliante, quoique la politesse extérieure fiitextrême, une malice qu’Alexandre secondait de son mieux.M. de Vincent n’avait de ressource qu’auprès de M. de Tal-leyrand, qui était toujours plus dévoué à la politique autri-chienne, et qui s’efforcait de rassurer M. de Vincent en luiaffirmant que rien ne se faisait, et qu’on affectait l’intimité,uniquement pour maintenir la paix dont tout le monde avaitbesoin. On se réunissait beaucoup chez une personne dis-tinguée, sœur de la reine de Prusse, la princesse de La Touret Taxis, qui recevait chez elle la compagnie la plus brillante,et souvent l’empereur Alexandre lui-même. On insinuait làtout ce qu’on ne voulait pas dire ouvertement dans les con-férences diplomatiques, genre de communications auquel

Octnh, ia'8.

Faussepositionrte M. rte Vin-cent, renduetous les joursplus

embarrassantepar un calculde Napoléonet

d’Alexandre.