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UVRK XXXII.
Octoii. isos.- car elle serait écrasée entre les deux empires si elle essayaitde remuer; que l’Autriche se rendant, l’Angleterre devraitcéder à son tour, et être obligée de signer la paix maritime,li se chargeait de plus d’y décider celle-ci par divers autresmoyens. 11 voulait d abord qu’on fit à i’Angleterre des ouver-tures de paix, qu’on les lui fît solennellement, au nom desdeux empereurs, de manière qu’elles fussent bien connuesdu public anglais, et, pendant ces ouvertures, il se proposait,rassuré par l’alliance russe, de ne laisser en Allemagne qu’unetrès-petite partie de la grande armée, de porter le reste versle camp de Boulogne, de marcher lui-même à la tête d’unrenfort de 150 mille hommes de vieilles troupes vers la Pé-ninsule, ce qui élèverait à 250 mille le total des forces fran-çaises employées au delà des Pyrénées, d’accabler les insur-gés, et d’infliger aux Anglais débarqués quelque grand dé-sastre. Avec ces moyens réunis il croyait pouvoir contraindrel’Angleterre à traiter. Il est vrai qu’il fallait l’amener à ac-cepter deux faits considérables, l’établissement de la maisonBonaparte en Espagne, et la possession des provinces duDanube par la Russie. Mais c’étaient deux faits consommés,ou près de l’être, car l’Espagne, à son avis, devait être sou-mise en deux mois, et les provinces du Danube étaient occu-pées par la Russie, de manière à interdire presque toutespoir aux Turcs et à leurs amis de les faire évacuer. D’ail-leurs l’Angleterre avait déjà témoigné à la Russie une sortede disposition à lui concéder la Moldavie et la Valachie.Napoléon ne voyait donc pas dans ce qu’on voulait des obs-tacles invincibles à la paix, surtout s’il réussissait dans lesgrands coups qu’il espérait porter aux Espagnols et auxAnglais.
11 avait en conséquence imaginé une proposition à l’An-gleterre, faite au nom des deux empereurs, unis, devait direle manifeste, pour la guerre et pour la paix, et offrant denégocier un rapprochement général basé sur Yuti-possidetis.