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[Vol. 5.]
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ERFURT.

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* produit la guerre, si j’avais pu craindre que cette levée et 0ciob ' isos» ces préparatifs fussent combinés avec la Russie, .le viens de

» licencier les camps de la Confédération. Cent mille hommes» de mes troupes vont à Boulogne pour renouveler mes projets» contre l’Angleterre. Que Votre Majesté s’abstienne de tout» armement qui puisse me donner de l’inquiétude et faire une» diversion en faveur de l’Angleterre. J’ai dû croire, lorsque

* j’ai eu le bonheur de voir Votre Majesté et que j’ai conclu» le traité de Presbourg, que nos affaires étaient terminées» pour toujours, et que je pouvais me livrer à la guerre ma-» rilime sans être inquiété ni distrait. Que Votre Majesté se» méfie de ceux qui lui parlent des dangers de sa monarchie,

» troublent ainsi son bonheur, celui de sa famille et de ses» peuples. Ceux-là seuls sont dangereux; ceux-là seuls appel-» lent les dangers qu’ils feignent de craindre. Avec une con-» duite droite, franche et simple, Votre Majesté rendra ses«peuples heureux r jouira elle-même du bonheur dont elle» doit sentir le besoin après tant de troubles, et sera sûre» d’avoir en moi un homme décidé à ne jamais rien faire contre» ses principaux intérêts. Que ses démarches montrent de la» confiance, elles en inspireront, La meilleure politique au-» jourd’hui, c’est la simplicité et la vérité. Qu’elle me c-onfie» ses inquiétudes lorsqu’on parviendra à lui en donner, je les» dissiperai sur-le-champ. Que Votre Majesté me permette un» dernier mot : qu’elle écoute son opinion, son sentiment, il» est bien supérieur à celui de ses conseils.

» Je prie Votre Majesté de lire ma lettre dans un bon sens« et de n’y voir rien qui ne soit pour le bien et la tranquillité« de l’Europe et de Votre Majesté. »

A cette lettre si polie et si fière, Napoléon ajouta de nou-veau la demande formelle de la reconnaissance du roi Joseph,comme le moyen le plus sûr de faire éclater les vraies dispo-sitions de l’Autriche, et de l’engager dans son système, ou dela placer dans un embarras, duquel il l’obligerait à se tirer

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