SOMO-SIERRA.
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honnêtes gens de Madrid étaient placés en ce moment. Surl’observation réitérée que la ville de Madrid ne pourrait pastenir contre l’armée française, qu’on ne ferait en résistantqu’exposer à être égorgée, à la suite d’un assaut, une popu-lation de femmes, d’enfants, de vieillards, le malheureux setaisait en baissant les yeux, car il n’osait, devant les témoinsqui l’observaient, laisser percer les sentiments dont il étaitplein. On le renvoya avec sa triste escorte, en lui déclarantque le feu allait commencer.
Napoléon n’avait encore avec lui que sa cavalerie, et ilattendait son infanterie vers la fin du jour. II fit lui-même àcheval une reconnaissance autour de Madrid, et prépara unplan d’attaque qui pût se diviser en plusieurs actes successifs,de manière à sommer la place entre chacun d’eux, et à laréduire par l’intimidation plutôt que par l’emploi des redou-tables moyens de la guerre.
Vers la fin du jour, les divisions Villatte et Lapisse, ducorps du maréchal Victor, étant arrivées, il fit ses disposi-tions pour enlever le Buen-Retiro, qui domine Madrid à l’est,et les portes de los Pozos, de Fuencarral, del Duque, qui ledominent au nord. Le clair de lune était superbe. Dans lasoirée, on prit position. Le général Senarmont prépara l’artil-lerie afin de battre les murs du Buen-Retiro, et tout fut disposépour un premier acte de vigueur. Préalablement, le généralMaison, chargé des portes de los Pozos, de Fuencarral et delDuque, enleva toutes les constructions extérieures sous un feuviolent et des mieux ajustés. Mais, parvenu près des portes,il s’y arrêta, attendant le signal des attaques.
Napoléon, avant de commencer, dépêcha encore un officier,celui-ci espagnol et pris à Somo-Sierra. Cet officier était por-teur d’une lettre de Berthier, à la fois menaçante et douce,pour le marquis de Castellar, commandant de Madrid. La ré-ponse ne larda pas à venir : elle était négative, et consistaità dire qu’il fallait, avant de se résoudre, avoir le temps de
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Déc. 1808.
Sur le refusîle la juntede rendreMadrid,Napoléonfait préparerune premièreattaque.