SOMO-SIERHA.
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étaient exposés. Mais les misérables qu’on cherchait à con-tenir se mirent à accuser leurs officiers de les avoir trahis. Lebrave don Juan Benito, le plus sévère, parce qu’il était leplus brave, devint l’objet de leur fureur, Ayant voulu à Tala-vera les réprimer, il fut assailli dans une modeste cellule quilui servait de logement, traîné sur la voie publique, pendu àun arbre, où, durant plusieurs heures, ces monstres, qui nel’avaient pas suivi au combat, le criblèrent de leurs balles.Tels étaient les hommes auxquels l’Espagne, dans son aveu-glement patriotique, confiait sa défense contre une royautéqui avait à ses yeux le tort d’étre étrangère.
Le général Lasalle, toujours au galop à la tête de ses esca-drons, arrivé bientôt à Talavera, rejeta jusqu’au pont d’Àl-maraz sur le Tage ces bandes indisciplinées. Ce pont, autourduquel les Espagnols avaient élevé quelques ouvrages, nepouvait être emporté que par de l’infanterie. Le général La-salle s’y arrêta, en attendant que les ordres de l’Empereurprescrivissent de nouvelles opérations dans le midi de laPéninsule.
Tandis que les armées espagnoles étaient refoulées de lasorte, celle de Palafox sur Saragosse, celle de Castanos surGuenca, celle d’Estrémadure sur Almaraz, celle de Blake surLéon et les Asturies, et que nous étions ainsi en quelquesjours redevenus maîtres d’une moitié de l’Espagne, les Anglais,auxquels on avait promis qu’ils ne viendraient que pour re-cueillir des trophées, et compléter tout au plus une victoireassurée, se trouvaient dans le plus cruel embarras, car ilsn’avaient pu réussir jusqu’ici à rassembler leurs divers dé-tachements en un seul corps d’armée. L’unique progrès qu’ilseussent fait sous ce rapport, c’était de réunir à l’infanterie,amenée par Ciudad-Rodrigo et Salamanque, l’artillerie et lacavalerie venues par Badajoz et Talavera, sous la conduitedu général Hope. Celui-ci avait même un moment failli tomberau milieu des escadrons de Lasalle, s’était dérobé par une
Déc. 1808.
Massacre
par
scs soldatsdu hiavedon JuanBciiito.
Embarrasde l’arméeanglaisedepuisl'entréede Napoléon,dans Madrid.