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LIVRE XXXIII.
iwc. 1808. tions, inconvénient compensé, il est vrai, par la valeur de sonchef. La division Souhain, quoique formée de vieux cadres,fourmillait de conscrits. La division italienne Pino se com-posait d’Italiens aguerris et élevés à l’école de la Grande Ar-mée. Les moyens de transport, indispensables dans un paysoù l’on ne trouvait aucune ressource sur le sol, étaient entiè-rement nuis. 11 n’y avait là rien qui ne se vit dans les Castil-les, où Napoléon commandait lui-même. Le général Saint-Cyrcroyait cependant que tout cela était malicieusement fait pourlui, et que Napoléon, du faite de sa gloire, songeait à lui me-surer les succès, et surtout à les rendre moins rapides queles siens ‘.
Les instructions du général Saint-Cyr lui laissaient carteblanche quant aux opérations à exécuter en Catalogne, etn’étaient impérieuses que sous un rapport, la nécessité deRaisons débloquer Barcelone le plus tôt possible. Comme on avait
de faire n
de Roses Aiguières, il restait trois places à prendre dans la directionde s'avancer de Barcelone, Roses à gauche sur la route de mer, Girone eteu catalogne. u os t a | r i c h a droite sur la route de terre. Ces places, dans cepays montueux, étaient situées de manière à être difficilementévitées, si on voulait suivre les voies praticables à l’artillerie.Cependant, s’arrêter à faire trois sièges réguliers avant dedébloquer Barcelone, était chose impraticable. Le généralSaint-Cyr se décida à en entreprendre un seul, celui de Ro-
1 On est honteux, en lisant les Mémoires si remarquables (railleurs dumaréchal Saint-Cyr sur sa campagne de Catalogne, des petitesses qui s’y ren-contrent, à côté de vues saines et profondes. J’ai lu toute sa correspondanceavec l'état-major impérial, et j’affirme qu’elle dément complètement ses asser-tions, sous un seul rapport, bien entendu, celui du soin qu’aurait mis l’Ent-pereur à lui marchander les moyens, afin que les succès en Catalogne n’effa-cassent point les succès en Castille. On est affiigé, en vérité, de voir unesprit aussi distingué s’abaisser jusqu’à de si misérables suppositions. L’Em-pereur n’aimait pas le caractère insociable du maréchal Saint-Cyr, mais ilrendait justice à ses qualités éminentes, et n’en était pas jaloux. On voit dansson Histoire de César qu’il était jaloux peut-être de César ou d’Alexandre,mais en fait de jalousie il ne descendait pas au-dessous.