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ses, par deux motifs suffisamment fondés pour excuser le D<!c - 1808 -retard qui allait en résulter: le premier, c’est que Figuièressans Roses ne formait pas un point d’appui suffisant au delàdes Pyrénées, car la garnison de Roses eût sans cesse inquiétéFiguières, et rien n’aurait pu entrer dans cette dernière placeni en sortir, si on n’avait pris la place voisine ; le second, c’estque le golfe de Roses était l’abri ordinaire des escadres an-glaises qui bloquaient Barcelone, et que leur présence ne per-mettait pas de ravitailler cette ville. Le général Saint-Cyr,étant destiné à s’y établir, ne voulait pas y être un jour affamé,comme le général Duhesme craignait de l’être à cette époque.
Malgré les instances de l’état-major général, lui recomman-dant sans cesse la célérité dans ses opérations, le généralSaint-Cyr résolut d’exécuter le siège de Roses avant de péné-trer en Catalogne. Il passa la frontière dans les premiers de {^frontièrejours de novembre, au moment même où les principales mas- Ies p*"j Ilÿpsses de l’armée française commençaient, comme on l’a vu, à oneut!,lcs -agir en Castille, au moment où les maréchaux Lefebvre, Victor,
Soult, étaient aux prises avec Blake et le marquis de Bclve-der. La division Reille, placée dès l’origine à La Jonquèro, seporta le 6 devant Roses. La division Pino la suivit immédiate-ment, escortant les convois de grosse artillerie. La divisionSouham, venant la troisième, alla s’établir en arrière de laFluvia, petit cours d’eau qui arrose la plaine du Lampourdan.
(Voir la carte n° 43.) Cette dernière division avait pour mis-sion de couvrir le siège de Roses contre les troupes espagno-les qui pourraient être tentées de le troubler. Tandis que nos tor Jentieîi<.-sarmées de Castille et d’Aragon jouissaient d’un temps superbe, qu ' r | e e tardeutcelle de Catalogne eut à essuyer des pluies diluviennes, qui enîStategne.pendant plusieurs.jours inondèrent le pays, et rendirent toutmouvement impossible. Nos soldats supportèrent patiemmentces souffrances. Ils avaient pour chef un général qui dans lesrangs de l’armée du Rhin avait appris à tout endurer, et àexiger qu’autour de lui on endurât tout sans murmure.