Band 
[Vol. 5.]
Seite
438
JPEG-Download
 

438

LIVRE XXXIII.

Janv. 1809. sentant une force d’une douzaine de mille hommes des meil-leures troupes de l’Europe, capables de culbuter trois ou qua-tre fois plus d’Espagnols qu’il n’allait en rencontrer.

Sachant que les Espagnols l’attendaient à Uclès, dans unea* 1 nîarSai P 05 * 1 * 011 assez forte, il eut l’idée de ne leur opposer que les* P ouT‘tourner dragons de Latour-Maubourg et la division Villatte, qui suffi-des a Espagnols saient bien pour les débusquer, et, en faisant par sa gauchea odes. avec j a division Ruffin un détour à travers les montagnesd’Alcazar, d’aller leur couper la retraite', de manière qu’ils nepussent pas s’échapper.

Le 13 au matin, la division Villatte s’avança hardiment sur

Bataille Uclès. La position consistait en deux pics assez élevés, entred’Uclès.

lesquels était située la petite ville d’Uclès. Les Espagnolsavaient leurs ailes appuyées à ces pics, et leur centre à la ville.Le général Villatte les aborda brusquement avec ses vieuxrégiments, et les chassa de toutes leurs positions. Tandis qu’àgauche le 27 e léger culbutait la droite des Espagnols, au cen-tre le 63 e de ligne prenait d’assaut la ville d’Uclès, et y pas-sait par les armes près de deux mille ennemis, avec les moi-nes du couvent d’Uclès, qui avaient fait feu sur nos troupes.A droite, les 94 e et 95 e de ligne, manœuvrant pour tournerles Espagnols, les obligeaient à se retirer sur Carrascosa, oùles attendait la division Ruffin dans les gorges d’Alcazar. Cesmalheureux, en effet, fuyant en toute hâte vers Alcazar, y trou-vèrent la division Ruffin qui arrivait sur eux par une gorgeétroite. Ils prirent sur-le-champ position pour se défendre engens déterminés. Mais attaqués de front par le 9 e léger et le96 e de ligne, tournés par le 24 e , ils furent contraints de mettrebas les armes. Une partie d’entre eux, voulant gagner la gorgemême d’Alcazar, d’où avait débouché la division Ruffin, allaientse sauver par cette issue, qu’occupait seule actuellement l’ar-tillerie du général Senarmont, restée en arrière à cause desmauvais chemins. Celui-ci pouvait être enlevé par les fuyards;mais, toujours aussi résolu et intelligent qu’à Friedland, il