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[Vol. 5.]
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SOMO-SIERRA.

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imagina de former son artillerie en carré, et tirant dans tous J» 1 »'. 1809.les sens, il arrêta la colonne fugitiye, qui fut ainsi rejetée surles baïonnettes de la division Ituffin. Treize mille hommes en-viron déposèrent les armes à la suite de cette opération bril- de a'üciès a . illelante, et livrèrent trente drapeaux avec une nombreuse ar-tillerie.

Sans perdre un instant, le maréchal Victor courut surCuenca pour atteindre le peu qui restait du corps du duc del’Infantado. Mais celui-ci s’était enfui précipitamment sur laroute de Valence, laissant encore dans nos mains des blessés,des malades, du matériel. Nos dragons recueillirent les débrisde son corps, et sabrèrent plusieurs centaines d’hommes.

Après ce fait d’armes, on devait pour longtemps être en Aptesrepos à Madrid, et la victoire d’Uclès prouvait qu’on n’aurait d | t ) a.u°î?f nepas beaucoup de peine à envahir le midi de la Péninsule. se Jo d s / c f d * eToutefois on ne pouvait pas encore y songer. Il fallait aupara- e aaus Maduï.vaut que Joseph s’établit à Madrid, que l’armée française sereposât, et que Saragosse fût pris. Les événements de la Go-rogne étaient maintenant tout à fait connus. On savait queles Anglais s’étaient retirés en désordre, abandonnant toutleur matériel, et ayant perdu sur les routes ou sur le champde bataille un quart de leur effectif, leurs principaux officierset leur général en chef. La prise à Uclès d’une armée espa-gnole tout entière, vrai pendant de Baylen, si la prise d’unearmée espagnole avait pu produire le même effet que celled’une armée française, était un nouveau trophée très-propreà orner l’entrée du roi Joseph à Madrid. Napoléon avait vouluque cette entrée eût quelque chose de triomphal. Il avait placéauprès de son frère la division Dessoles, la division Sébastiani,pour qu’il eût avec lui les plus belles troupes de l’armée fran-çaise, et qu’il 11 e parût au milieu des Espagnols qu’entourédes vieilles légions qui avaient vaincu l’Europe. — Je leuravais envoyé des agneaux, avait-il dit en parlant des jeunessoldats de Dupont, et ils les ont dévorés ; je leur enverrai des