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LIVRE XXXIII.
J*nv. 1609.
Arrivéedu maréchalLanneaau campdes
assiégeants.
I.e maréchalL amies,modifiantles ordresde
l’Empereur,fait concourirJe f>° corpsà l’attaquede
Saragosse,et à ladispersiondes insurgésextérieurs.
Opérationsdu maréchalMortiercontreJ rts insurgésextérieurs.
Le général Harispe. envoyé pour en faire l’inspection, et s’ymontrant humain comme un héros, punit sévèrement lesadministrateurs coupables de tant de négligence, réorganisacet établissement avec soin, et procura au moins à nos soldatsla consolation de n’étre pas plus mal à l’hôpital qu’à la tranchée.Le 21, arriva enfin l’illustre maréchal Lannes, qui approchaitalors du terme de sa carrière héroïque, car on était en janvier1809, à quelques mois de la terrible journée d’Essling, et saprésence était propre à soutenir le moral du soldat, et à luirendre la confiance s’il l’avait perdue. Le général Junot lecharmait par sa bravoure, mais il fallait un chef qui, prenantsur lui de modifier les ordres de l’Empereur, fît concourirtoutes les forces françaises au succès du siège. C’est à celaque le maréchal Lannes fut d’abord utile.
Il commença, grâce à son commandement supérieur, parfaire concourir le cinquième corps à la prise de la place, et àla répression des troubles extérieurs qui contribuaient àaffamer notre camp. Il ordonna au général Gazan, posté avecsa division devant le faubourg de la rive gauche, d’entreprendrel’attaque en règle de ce faubourg. Cet asile une fois enlevéaux habitants, ils devaient être refoulés dans l’intérieur de laville, et y augmenter l’encombrement, tandis que nous aurionsle moyen de la foudroyer de la rive gauche de l’Èbre. Il luidonna un excellent officier du génie, le colonel Dode, pourdiriger cette opération.
Le maréchal Lannes prescrivit ensuite au maréchal Mortierde quitter sa position de Calatayud où il ne rendait pas deservices, aucune force ennemie ne pouvant venir du côté deValence, et de passer sur la rive gauche de l’Èbre, pour ydissiper les rassemblements qui nous inquiétaient.
Le maréchal Mortier, exécutant les ordres qu’il avait reçus,franchit l’Èbre le 23, et laissant le 40 e de ligne, pour appuyerla division Morlot qui était la plus faible du corps de siège,s’avança avec les 34 e , 64 e , 88 e de ligne, le 10 e de hussards,