SOMO-STEKRA.
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ces bruits, répandus à dessein par Palafox et les moines dontil suivait les inspirations. Ces récits, du reste, n’étaient pascomplètement faux, car les deux frères de Joseph Palafox, lemarquis de Lassan et François Palafox, étaient sortis avec desordres terribles pour faire lever le pays dans tous les sens,jusqu’à Tudela d’un côté, jusqu’à Calatayud, Daroca, Teruel etAlcaniz de l’autre. Tous les hommes en état de porter lesarmes étaient sommés de les prendre, et, dans la proportiond’un sur dix, devaient s’avancer sous la conduite d’officierschoisis, pour former une armée de déblocus. Chaque villageétait obligé de payer et de nourrir les hommes qui marche-raient. Ceux qui ne marcheraient pas devaient détruire nosconvois, tuer nos malades, et affamer notre camp. Ces ordresétaient donnés sous menace des peines les plus sévères encas d’inexécution.
11 faut reconnaître que les Aragonais avaient mis un zèletout patriotique à les exécuter. Déjà vingt ou trente millehommes se remuaient du côté d’Alcaniz sur la rive droite del’Èbre, et du côté de Zuera, la Perdiguera, Licinena, sur larive gauche. Malgré les efforts de notre cavalerie, la vianden’arrivait pas, vu que les moutons acheminés sur notre campétaient arrêtés en route. Nos soldats, manquant de viandepour faire la soupe, n’ayant souvent qu’une ration incomplètede pain, supportaient de cruelles privations sans murmurer,et entrevoyaient sans fléchir un ou deux mois encore d’unsiège atroce. Ils étaient tristes toutefois, en songeant à leurpetit nombre, en considérant que toutes les difficultés du siègepesaient sur 14 mille d’entre eux, tandis que les 8 mille fan-tassins de Gazan se bornaient à bloquer le faubourg de la rivegauche, et que les 9 mille de Suchet vivaient en repos à Cala-tayud. Déjà plus de douze cents avaient succombé aux fatiguesou au feu. On les transportait, dès qu’ils étaient atteints deblessures ou de maladies, à l’hôpital d’Alagon, hôpital infect,où il n’y avait que du linge pourri, sans vivres ni médicaments.
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Jtmv. 1809.
Effortsdes frèresPalafoxpour obligerle pavsenvironnantà se leveren masse.
Cruellesprivationsdes soldatsfrançais.