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LIVRE XXXIV.
Janv. 1809,
Attitude)de Napoléonenversla légationd’Autricheet enversles autreslégationsétrangères.
amené à Paris. Ces affaires étaient la diplomatie et la guerrequ’il fallait conduire de front, car on se trouvait à la veilled’une rupture avec l’Autriche. Cette puissance, que nousavons vue si agitée depuis trois ans, flottant tour à tour entrele désir de venger ses humiliations et la crainte de nouveauxrevers; cherchant sans cesse une occasion opportune, ayantcru en découvrir une dans le hardi mouvement de Napoléonvers le Nord en 1807, l’ayant laissée passe'r sans la saisir, etregrettant amèrement de l’avoir manquée; croyant en aper-cevoir une nouvelle dans la guerre d’Espagne, hésitant depuissix mois si elle en profiterait ou non, et au milieu de ces hési-tations armant avec une activité toujours croissante, cettepuissance semblait enfin près d’éclater. Tout ce qu’elle faisaitdans l’étendue de son empire comme préparatifs militaires,auprès des cabinets européens comme intrigue politique,décelait une résolution presque arrêtée. L’approche du prin-temps d’ailleurs donnait lieu de penser qu’on aurait tout auplus deux ou trois mois pour se préparer à lui tenir tête. Ilfallait donc se hâter si on ne voulait être pris au dépourvu;mais c’est dans l’art de bien employer le temps et de créerpar miracle ce qui n’existait pas que Napoléon excellait, et ilen fournit ici une nouvelle et éclatante preuve.
Avec les préparatifs militaires, il avait à conduire simul-tanément les négociations qui devaient ou prévenir la guerre,ou en rendre le résultat plus certain au moyen d’alliancesbien ménagées. 11 avait eu quelques mois auparavant, à sonpremier retour d’Espagne, avec l’ambassadeur d’Autriche,des explications si franches, si développées, et cependantsuivies de si peu d’effet, que recommencer semblait superflu,et aussi peu digne que peu efficace. Napoléon jugea qu’uneextrême réserve à l’égard de cet ambassadeur, une extrêmefranchise à tenir et la seule manière de provoquer d’utiles ré-flexions à Vienne, si on y était encore capable d'en faire depareilles. U se montra donc poli, mais froid et sobre de pa-