RATISBONNE.
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gédia ensuite le conseil, fâché de ce qu’il avait fait, et ajou- J»nv. 1809.tant au mécontentement qu’il avait des autres le juste mécon-tentement qu’il devait avoir de lui-même.
M. de Talleyrand rentré chez lui éprouva une sorte de sai-sissement. Les médecins furent inquiets pour sa vie, car iln’avait nullement le courage de la disgrâce, quoiqu’il la sou-tînt avec une impassibilité apparente. Cependant Napoléonétait trop irrité pour s’en tenir à des paroles. Il voulut qu’unemanifestation officielle apprit au public que M. de Talleyrandavait encouru sa défaveur. Ce personnage, qui aimait tousles genres d’honneurs, avait aspiré à être grand chambellanlorsqu’il occupait les fonctions si sérieuses de ministre desaffaires étrangères. Devenu grand dignitaire, il était restégrand chambellan, et en cumulait les avantages pécuniairesavec ceux de sa nouvelle dignité. Le lendemain même de laséance orageuse qui avait eu lieu au conseil des ministres,
Napoléon lui fit redemander la clef de grand chambellan, etla transmit à M. de Montesquiou, l’un des membres du CorpsLégislatif les plus justement honorés, qui joignait à ses titresactuels des titres anciens , fort appréciés par Napoléon quandils s’ajoutaient à un mérite réel. Toutefois M. de Talleyrand,s’apercevant qu’il s’était trop hâté de se conduire avec legouvernement impérial comme avec un gouvernement perdu,chercha à racheter par une extrême soumission les proposimprudents qu’on lui reprochait. Deux ou trois jours après ilse rendit à une grande fête aux Tuileries, dans le plus brillantcostume, s’inclinant profondément devant le maître dont ilavaitessuyé les outrages, voulant presque le faire douter lui-mêmeet surtout faire douter Je public de ce qui s’était passé. Il y réus-sit dans une certaine mesure, car Napoléon, désarmé par cettesoumission calculée, découvrit le calcul, mais agréa l’humilité.
Après avoir réprimé les langues autour de lui, sans les ré- signes
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primer dans le public, qu on ne pouvait pas disgracier, Na- d un r g U g® errepoléon s’occupa sur-le-champ des graves affaires qui l’avaient P rochaine