RATISBONNE.
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formé le corps du maréchal Lefebvre, plus tous les dra- mgons ; après avoir détaché de l’armée d’Italie de quoi triplerl’armée de Catalogne, Napoléon s’était fort affaibli du côtéde l’Allemagne, surtout en vieux soldats. 11 lui restait sousle titre d’armée du Rhin, et sous les ordres du maréchalDavout, six divisions d’infanterie, les belles divisions Morand,
Friant, Gudin (qui avaient jadis composé le troisième corps);l’excellente division Saint-Hilaire, qui avait fait partie ducorps du maréchal Soult; la fameuse division des grenadierset voltigeurs d’Oudinot, actuellement à Hanau; la divisionDupas, celle-ci de deux régiments seulement, composantavec les Hollandais la garde des villes anséatiques ; quatorzerégiments de cuirassiers, troupe incomparable devant laquelleaucune infanterie européenne n’avait pu tenir ; enfin dix-septrégiments de cavalerie légère la mieux exercée qu’il y eût aumonde, et une formidable artillerie. Il fallait ajouter à cesforces les deux divisions Carra Saint-Cyr et Legrand ayantappartenu au corps du maréchal Soult, et actuellement diri-gées sur Paris pour faire une démonstration vers le campde Boulogne; les deux divisions Boudet et Molitor, long-tempslaissées sur l’Elbe comme noyau de l’armée de réserve en1807, et depuis ramenées sur Lyon dans la supposition d’uneexpédition toujours projetée, jamais accomplie, contre laSicile. Ces belles troupes, les meilleures de l’Europe, ne for-maient pas toutefois une masse de plus de 110 mille hommes,après en avoir défalqué tous les soldats que leur âge ou leursblessures rendaient impropres au service. Ce n’était pas avecde telles forces que Napoléon pouvait réduire la maison d’Au-triche, quelque bons que fussent les soldats dont elles secomposaient. Voici comment il avait résolu de les étendre.
L’armée du Rhin comprenait vingt et un régiments d’infan-terie, qui avaient reçu leurs trois bataillons de guerre, depuisqu’on avait commencé à former les quatrièmes bataillons.Lorsqu’ils en auraient quatre, ce qui allait résulter de la créa-