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[Vol. 6.]
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RATISBONNE.

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ciers. Ou a déjà présenté l’affligeante remarque que la guerred’Espagne, en diminuant désastreusement les forces militairesde la France par leur dispersion, diminuait à un degré égalses ressources financières, par la multiplication excessive descauses de dépense. Bien que la double création de la caissede service et du trésor de l’armée mît Napoléon à l’abri detoute gène actuelle, les ressources commençaient pourtant àêtre moins abondantes, et il était facile d’en prévoir le terme,comme celui de la puissance de la France, si on ne s’arrêtaitbientôt dans cette carrière d’entreprises exorbitantes.

Les budgets maintenus rigoureusement dans les bornesassignées, ce qui était facile, puisque les seuls excédantspossibles provenant de l’état de guerre étaient couverts pardes prélèvements sur le trésor de l’armée, tendaient à seliquider sans déficit. Les exercices antérieurs à 1806, soldésau moyen des bons de la caisse d’amortissement (lesquelsn’étaient, comme on s’en souvient, qu’une lente aliénation debiens nationaux), marchaient vers leur apurement définitif.Ceux de 1806 et 1807, fixés à 730 millions pour les dépensesgénérales, à 40 pour les dépenses départementales, ce quiformait avec les 120 des frais de perception, un total de 890ou 900 millions, n’inspiraient aucune inquiétude pour leurliquidation, surtout les armées au delà du Rhin continuant àêtre payées sur les contributions de la Prusse. Il n’en étaitpas de même pour l’exercice 1808. Il avait été fixé commeles autres à 730 millions de dépenses générales, 40 de dé-penses spéciales, l’armée du Rhin étant toujours payée jus-qu’au 31 décembre par les contributions de guerre. Mais sil’équilibre entre les besoins et les ressources n’était pasrompu par l’élévation de la dépense, il allait l’être par unmouvement rétrograde dans les recettes, jusque alors inconnusous le règne de Napoléon. Ce mouvement ne se faisait re-marquer ni dans les contributions indirectes, ni dans l’enre-gistrement, ce qui aurait accusé une diminution de prospérité

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Janv. 1809.

État

des budgets