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LIVRE XXXIV.
j»nr. 1809. intérieure, mais dans les douanes, et les aliénations de do-maines nationaux. L’importation des denrées exotiques avaitété singulièrement réduite par les décrets de Milan, et onétait fondé à craindre une diminution de 25 millions danscette branche des revenus publics. Les à-comptes dus et nonacquittés par les acquéreurs de domaines nationaux, les ventesde ces domaines sensiblement ralenties, avaient encore privéle Trésor d’une quinzaine de millions. Un excédant espéré etnon obtenu sur le budget de 4 807, lequel cependant avait étéporté en recette pour 3 à 4 millions en 4808, une insuffisancede quelques millions sur les postes, sur lespoudres et salpêtres,sur les recettes extérieures d’Italie, élevaient le déficit total à47 ou 48 millions pour l’année 4808, qui venait de se terminer.
Ce n’était là qu’une partie de la difficulté. Les exercicesantérieurs de 1807, 4806, 4805, pouvaient être considéréscomme en équilibre à la condition de compter comme valeurseffectives des valeurs bonnes sans doute, mais d’une réalisationéloignée, telles, par exemple, que le débet des négociantsréunis qui était encore de 4 8 ou 4 9 millions, l’emprunt pourl’Espagne, qu’on avait supposé de 25 millions, et qui n’avaitpas été poussé au delà de 7 ou 8, les encaisses à Bayonnequi n’avaient dû être que provisoires et devenaient perma-nents comme la guerre au delà des Pyrénées, enfin les avancespour les troupes russes et napolitaines, qui montaient de 2 à3 millions et n’avaient pas été remboursées. L’ensemble deces sommes faisait un total de rentrées arriérées d’une qua-
D^ficit rantaine de millions, et constituait avec les 47 à 48 millions
de 90 millions
sur îsœ. d’insuffisance de recettes sur 4808, un déficit général d’en-viron 90 millions. Nous devons ajouter que pour mettre lescorps en état d’exécuter leurs préparatifs de guerre, il avaitfallu leur payer plus tôt que de coutume les sommes restantdues sur 4808, d’où il résultait que cet exercice était à la foisen arrière sur les recettes, et en avance sur les dépenses, cequi doublait la difficulté du moment.