Band 
[Vol. 6.]
Seite
62
JPEG-Download
 

62

LIVRE XXXIV.

F*-. 1809. guerre. Il le désirait à tel point qu’il avait secrètement au-torisé Alexandre à promettre non-seulement la double ga-rantie de la Russie et de la France pour l’intégrité des Étatsautrichiens, mais l’évacuation complète du territoire de laConfédération du Rhin, ce qui signifiait qu’il n’y aurait plusun soldat français en Allemagne.

Efforts Alexandre, tenant sa parole, s’exprima avec la plus entière

de l’empereur * i

Alexandre franchise devant M. de Schwarzenberg. Peu maître de son

auprès

de l’Autriche embarras quand le ministre autrichien lui reprocha de se

pour 1

la d^fair™" f a * re I e c0m pl |ce de l’indigne conduite tenue à Bayonne, il nela guerre. ge ] a j ssa p 0 j n t toucher par l’appel fait à ses sentiments en fa-veur de la cause européenne, et opposant à la politique autri-chienne tous les mensonges, toutes les dissimulations dontelle s’était rendue coupable depuis deux ans, car elle n’avaitcessé de parler de paix quand elle préparait la guerre, il finitpar déclarer qu’il avait des engagements formels, pris dansle seul intérêt de son empire, et auxquels il n’entendait pasmanquer; que si on avait la folie de rompre on serait écrasépar Napoléon, mais qu’on obligerait aussi la Russie à inter-venir, parce que l’ayant promis, elle tiendrait parole, et uni-rait ses troupes aux troupes françaises; que cet affranchisse-ment de l’Europe dont on parlait sans cesse, on ne l’amène-rait pas; qu’on ne ferait en déterminant un nouvel effort decelui qu’on appelait un colosse écrasant, que de le rendreplus écrasant encore ; que l’unique résultat qu’on obtiendraitserait de donner à l’Angleterre, autre colosse écrasant sur lesmers, le moyen d’éloigner la paix dont on avait un si urgentbesoin; que quant à lui la paix était tout ce qu’il voulait (lesprovinces danubiennes comprises, aurait-il pu ajouter) ; qu’ilfallait enfin qu’on y arrivât; qu’il tiendrait pour ennemi qui-conque en éloignerait le moment, et qu’il emploierait contre

1 M. de Schwarzenberg se vantait d'avoir fait baisser les yeux à Alexandrelorsqu’il lui avait rappelé qu’il se rendait le complice d’une odieuse spoliationen secondant l'auteur de la guerre d'Espagne.