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le matériel et le personnel qui lui appartenaient. Il ordonna Mars ipoo.Seulement au maréchal Davout, dont le quartier général étaità Würzbourg, de porter sur-le-champ ses divisions dans leHaut-Palatinat, de manière à en avoir bientôt une à Bayreuth,une à Bamberg, une à Nuremberg, une à Ratisbonne, afin defaire face aux troupes autrichiennes de Bohême. Napoléonétait si pressé que pour hâter le départ des recrues, il eutrecours à une mesure fort irrégulière, et qui, sous une autreadministration que la sienne, aurait eu de graves inconvé-nients et amené dé singulières cohfusions. Certains dépôtsabondaient en conscrits instruits et habillés, tandis que d’au-tres en manquaient. Il ordonna de faire partir les conscritsdéjà prêts pour les régiments qui en avaient besoin, qu’ilsappartinssent ou non à ces régiments. On devait seulementavoir soin quand ils seraient arrivés au corps de changer lesboulons de leurs habits, pour qu’ils portassent les numérosdès régiments dans lesquels on les versait. Napoléon em-ploya en outre la précaution de ne pas faire connaître auxchefs des dépôts la destination des conscrits qu’on leur de-mandait, de peur que, ne s’intéressant plus à eux, ils ne leurdonnassent des équipements de rebut. Il prescrivit la mêmedisposition pour la cavalerie légère. Il fit partir tout ce qu’ily avait de chasseurs et de hussards déjà formés, sans s’in-quiéter davantage de les envoyer aux régiments auxquels ilsappartenaient, ordonnant seulement d’observer le plus possi-ble dans l’incorporation les ressemblances d’uniforme. Cepen-dant comme on ne pouvait pas mêler des hussards à des chas-seurs, à cause de l’extrême différence de l’équipement, etqu’il y avait plus de hussards qu’on ne pouvait en employer,il en composa des escadrons de guides, destinés à servir dansl’état-major de chaque corps d’armée, afin d’éparger à la ca^valerie légère le service des escortes, qui la condamne à denombreux détachemehts et à une fâcheuse dissémination.
Nous donnons ces détails dans l’intention de faire compreft-