ratisbonne.
79
autres, c’étaient les maréchaux Davout, Larmes, Masséna. Il Mars i«».résolut de partager entre eux la masse de l’armée française,en agrandissant leur rôle et leur commandement, et en leurconfiant cinquante mille hommes à chacun. Masséna avait déjàcommandé des forces plus considérables, mais Davout etLannes n’avaient pas encore eu cet honneur, dont ils étaientd’ailleurs fort dignes. Le maréchal Davout dut conserver de corps
du maréchal
l’armée du Rhin ses trois anciennes divisions, Morand, Friant, Davout.Gudin, les cuirassiers Saiut-Sulpice, une division de cavalerielégère, une quatrième division d’infanterie sous le généralDemont, composée des quatrièmes bataillons de ce corps, letout formant cinquante mille soldats aguerris, les premiers,sans aucune comparaison, que possédât la France à cetteépoque. Ce corps placé entre Bayreuth, Amberg, Ratisbonne,avait cette dernière ville pour point de réunion. La divisionSaint-Ililaire, détachée de l’armée du Rhin, avec une portion Corps
du maréchal
de cavalerie légère et les cuirassiers du général Espagne, Cannes,jointe aux trois divisions d’Oudinot, devait composer un autrecorps d’une cinquantaine de mille hommes, sous l’illustremaréchal Lannes, et se concentrer à Augsbourg. Napoléon yajouta une brigade de 1,900 à 2 mille Portugais, choisis dansce qu’il y avait de mieux parmi les troupes de cette nationcantonnées en France, ennuyées de ne rien faire, et mieuxplacées à l’armée que dans l’intérieur. Il y joignit aussi leschasseurs corses et les chasseurs du Pô, troupe brave etéprouvée. Les quatre divisions Carra Saint-Cyr, Legrand, corpsBoudet, Molitor, avec une belle division de cavalerie légère, Masséna.avec les Hessois, les Badois, devaient composer un autrecorps de même force, et se réunir à Ulm sous l’héroïqueMasséna. Les cuirassiers et les carabiniers sous le généralNansouty, une nombreuse division de cavalerie légère, lesdragons organisés comme nous l’avons dit ailleurs, devaientcomposer sous le maréchal Bessières, en l’absence de Murat,une réserve de \ 4 à 15 mille cavaliers. La garde, forte d’une