RATISBONNE.
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velopper et de les prendre entre son armée d’Allemagne et Mars 1809 -celle d’Italie, s’ils ne se hâtaient pas de rétrograder. (Voir lacarte n° 14.) Toutefois il avait ordonné d’exécuter des travauxà Augsbourg, de creuser et de remplir d’eau les fossés, depalissader l’enceinte, de construire des tètes de pont sur leLech, de manière à couvrir son flanc droit par un poste for-tifié, tandis qu’il marcherait la gauche en avant. C’était saseule précaution projetée du côté du Tyrol, et elle suffisaitparfaitement.
Le point de départ de Ratisbonne était adopté dans la sup-position que les Autrichiens ne prendraient pas l’offensiveavant la fin d’avril. S’il en était autrement, et s’ils agissaientplus tôt, Napoléon avait fixé les yeux sur un point de départmoins avancé en Bavière, et, au lieu d’amener d’Augsbourgà Ratisbonne les troupes qui se seraient formées sur ce pre-mier point, pour les joindre avec celles qui seraient arrivéesde Wurzboug sous le maréchal Davout, il se proposait dechoisir un point intermédiaire, tel que Donauwerth ou Ingol-stadt (voir la carte n° 14), pour y faire descendre le rassem-blement d’Augsbourg, et y faire remonter celui de Ratisbonne.
Aussi voulut-il avoir des magasins de vivres et de munitions,non-seulement à Augsbourg, mais à Donauwerth et à Ingol-stadt, qui pouvaient devenir éventuellement le lieu de la con-centration générale, et le point de départ de la marche surVienne. Ainsi Ratisbonne, dans le cas d’hostilités différées,Donauwerth ou Ingolstadt, en cas d’hostilités immédiates, de-vaient être ses premiers quartiers généraux. Le major géné-ral Berthier, dépêché à l’avance, partit avec ces instructions.
M. Daru en reçut de pareilles pour les mouvements du maté-riel. Des services d’estafette furent établis entre Augsbourget Strasbourg d’un côté, entre Wurzbourg et Mayence del’autre, pour joindre les lignes télégraphiques de la frontière,et expédier chaque jour à Paris des nouvelles du théâtre dela guerre. Des relais de poste furent extraordinairement dis-
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