RATISBONNE.
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les divisions Valence, Levai, Dessoles, Sebastiani, restées à M »rs mMadrid comme ressource principale de la monarchie espa-gnole , et surtout de veiller à ce que le maréchal Ney avec sesdeux divisions contînt vigoureusement le nord de la Péninsule.
Il confia au général Suchet l’ancien corps de Moncey, quivenait d’achever le siège de Saragosse, avec ordre de se pré-parer à marcher sur Valence, dès que le général Saint-Cyraurait terminé ses opérations en Catalogne. Il reporta le 5'corps commandé par le maréchal Mortier, de Saragosse surBurgos, pour qu’il pût au besoin, ou donner la main au ma-réchal Ney contre le nord de l’Espagne si cette région deve-nait inquiétante, ou repasser en France si la guerre d’Alle-magne exigeait de nouvelles ressources.
S’occupant enfin de faire concourir la marine à ses opéra-tions, Napoléon ordonna à l’amiral Wuillaumez de partir deBrest avec deux vaisseaux de 120, et six de 74 ; de se rendredevant Lorient et Rochefort, où les contre-amiraux Troude etLhermitte se trouvaient chacun avec une division ; de les déblo-quer, de les conduire jusqu’aux Antilles, où ceux-ci devaientporter des vivres, des munitions, des recrues, et recevoir enéchange des denrées coloniales; de revenir ensuite en Europe,et de rallier l’amiral Ganteaume à Toulon, pour y prendre part àdiverses expéditions dans la Méditerranée. Tandis que l’ami-ral Wuillaumez allait exécuter cette course, l’amiral Gan-teaume devait sortir de Toulon avec son escadre, et porter àBarcelone un approvisionnement considérable en poudres,projectiles et grains. Dans l’Escaut le contre-amiral Allemandeut ordre de faire sortir l’escadre de Flessingue, de la teniren rivière, toujours prête à mettre à la voile, ce qui ne pou-vait manquer d’offusquer les Anglais, et d’occuper une notablepartie de leurs forces. Napoléon enjoignit, en outre, à l’ad-ministration de la marine de réunir une certaine quantité dechaloupes canonnières aux bouches de l’Escaut et de la Cha-rente, pour y garder toutes les passes, et y veiller aux ten-
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