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LIVRE XXXIV.

Avril 1809.

Arrestationd’un courrierfrançais,suivie parreprésaillesde

l’arrestationdes courriersautrichiens.

Imminencedes hostilitésrévélée parles de'pêchesde l’undes courriersarrêtés

Premiers

mouvements

des

tatives de destruction que les Anglais allaient probablementessayer contre les escadres mouillées dans ces parages. 11ordonna au ministre Decrès de partir pour les côtes, le jouroù il partirait lui-même pour l’Allemagne, afin de présider àla|ponctuelle exécution de ces diverses instructions.

Tout à coup, pendant que Napoléon faisait ainsi ses der-nières dispositions, on apprit que les Autrichiens avaientpoussé la hardiesse jusqu’à saisir à Braunau un courrier fran-çais porteur de dépêches de la légation de Vienne à la léga-tion de Munich. Ce courrier était un ancien officier français,établi à Vienne, et qui abandonnant cette capitale au momentde la guerre, s’était chargé de divers plis pour les mini-stres de sa nation. L’enlèvement des dépêches qui luiétaient confiées, malgré ses vives protestations, malgré lecachet des deux ambassades qui aurait dù les faire re-specter, parut à Napoléon l’équivalent d’une rupture. Ilse livra à la plus violente colère, fit adresser de véhé-mentes interpellations à M. de Metternich, et prescrivit, àtitre de représailes, l’arrestation immédiate des courriersautrichiens sur toutes les routes. Ses ordres exécutés à larigueur, et sans délai, lui procurèrent sur le chemin de Stras-bourg l’enlèvement de dépêches fort importantes. Il les lutavec grande attention, et en conclut que les hostilités commen-ceraient à la mi-avril. La demande de ses passeports faitepar M. de Metternich acheva de lui révéler l’imminence dudanger, et il ordonna au major général Berthier de se rendreà Donauwerth, soit pour réunir l’armée à Ratisbonne si onen avait le temps, soit pour la replier derrière le Lech versDonauwerth si le temps manquait, sauf à occuper Ratisbonnepar une division du maréchal Davout. Du reste, toujours l’œilsur le télégraphe, Napoléon se tint prêt à partir au premier signal.

Les hostilités dont il assignait le commencement du 15 au20 avril, commencèrent un peu plus tôt qu’il ne l’avait cru.L’ordre, en effet, était donné en Italie, en Bavière, enBohême,