RATISBONNE.
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d’ouvrir la campagne du 9 au 10 avril. Le lieutenant général Avril isu9.Bellegarde, qui commandait les cinquante mille hommes des- Autrichiens entinés à déboucher par la Bohême , passa la frontière du Haut- en Bavière.Palatinat sur deux points, Tirschenreit et Wernberg. Lesquatre corps des lieutenants généraux Hohenzollern, Rosen-berg, archiduc Louis, Hiller, et les deux corps de réserve Jeande Liechtenstein et Kienmayer, formant avec l’artillerie unemasse d’environ 140 mille hommes, se trouvaient le 1 er avrille long de la Traun, et le 9 avril le long de l’Inn, frontièrefranco-bavaroise, dont la violation allait décider la guerre, etamener l’une des plus sanglantes campagnes du siècle. Le 9au soir, l’archiduc Charles, qui s’était mis à la tête de ses signification
' ' 1 de l’archiduc
troupes, et qui était suivi de l’empereur, venu à Lintz pour ( J"',jJ v ““ re roiêtre plus près du théâtre de la guerre, envoya l’un de ses li ®Vïnn S tl e ioaides de camp au roi de Bavière, avec une lettre annonçant a,nl 180<J ' .qu’il avait ordre de se porter en avant, et de traiter en enne-mies toutes les troupes qui lui résisteraient. Il aimait, disait-il, à croire qu’aucune troupe allemande ne ferait obstacle àl’armée libératrice qui venait délivrer l’Allemagne de ses op-presseurs. Cette lettre fut la seule déclaration de guerreadressée à la France et à ses alliés. Pour toute réponse le roide Bavière quitta sa capitale afin de se rendre à Augsbourg,et les troupes bavaroises, campées sur l’Isar, à Munich etLandshut, eurent ordre de résister. Le maréchal Lefebvre enavaitdéjà pris le commandement pour les conduire à l’ennemi.
Le 10 avril au matin l’armée autrichienne s’ébranla toutentière pour franchir l’Inn et commencer la guerre. Elle nesavait pas bien exactement où étaient les Français, mais elleétait informée qu’il y en avait à Ulm, à Augsbourg, surtout àRatisbonne, où se dirigeait le maréchal Davout ; elle espéraitles surprendre dans cet état de dispersion, atteindre le Da-nube avant leur concentration définitive, le passer entre Do-nauwerth et Ratisbonne, se joindre par sa droite avec le corpsde Bellegarde, et envahir victorieusement le Haut-Palatinat,