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[Vol. 6.]
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LIVRE XXXIV.

Avril 1609.

Les deuxdivisions Mo-rand et Gudinexécutentleur trajet sansrecontrerl'ennemi.

par les hauteurs et la masse de nos divisions d’infanterie, nepouvait rencontrer aucun ennemi. Les deux colonnes d’in-fanterie, l’une à gauche composée de Gudin et de Friant,l’autre à droite composée de Morand et de Saint-Hilaire, toutesdeux précédées et suivies de la cavalerie, cheminèrent assezlong-temps sans rien découvrir. A neuf heures du matin, latête des deux colonnes franchit les hauteurs, descendit surleur revers, et entrevit à peine quelques tirailleurs autrichiens.La division Gudin, qui formait la tête de notre colonne degauche, et qui avait répandu au loin les tirailleurs de 7 e léger,fut seule aux prises avec les tirailleurs autrichiens du princede Rosenberg. On se disputa le village de Schneidart assezvivement. Mais nos troupes, ayant ordre de marcher, nes’arrêtèrent point, et, tandis que les tirailleurs du 7 e légers’obstinaient à faire le coup de feu, Morand et Gudin, qui for-maient avec une portion de cavalerie la tête des deux colonnes,défilèrent, par ordre du maréchal Davout accouru au galoppour accélérer la marche de ses troupes. Ces divisions sehâtèrent de gagner Ober-Feking et Unter-Feking, ce qui de-vait les réunir à la colonne des bagages sortie du défilé d’A-bach, très-près du rendez-vous général assigné à l’armée.Les tirailleurs du 7 e suivirent Gudin après s’être vaillammentbattus, et cédèrent Schneidart aux Autrichiens, qui crurentl’avoir conquis '. Mais les Autrichiens continuant à s’avancer,les divisions Saint-Hilaire et Friant, qui formaient la queuede nos deux colonnes d’infanterie, ne pouvaient manquer deles rencontrer. Tandis que le corps de Rosenberg, après avoireu affaire au 7 e léger, traversait Schneidart et se portait surDinzling, le corps de Hohenzollern s’approchait de Hausenque les dernières compagnies du 7 e léger venaient d’évacuer,y entrait, et allait occuper une masse de bois qui se dessinaiten fer à cheval vis-à-vis de Tengen. (Voir la carte n° 47.)

1 C'est ainsi que le raconte de général Stutterheim dans son excellent ré-cit de la campagne de 1809. Il semble croire que Schneidart nous fut enlevé.