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[Vol. 6.]
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KATISBONNE.

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Dans ce moment le général Saint-Hilaire traversant Tengenavec sa division, aperçut vis-à-vis de lui, à la lisière desbois, les masses autrichiennes de Hohenzollern, précédéesd’une nuée de tirailleurs. Le 10 e léger ayant replié les tirail-leurs ennemis, le maréchal Davout, qui se trouvait dans l’in-stant près du général Saint-Hilaire, dirigea le 3 e de ligne àdroite, le 57 e à gauche, pour enlever ces hauteurs boiséesqui décrivaient devant lui un demi-cercle, au centre duquelse voyait la ferme de Roith. Le 3 e s’avança rapidement, enchargeant ses armes sous le feu. Mais ayant attaqué avec tropde précipitation, et avant d’avoir eu le temps de se former,il ne réussit point, et fut obligé sous une pluie de mitraille etde balles d’opérer un mouvement rétrograde. Sur ces entre-faites, le 57 e ayant formé ses colonnes d’attaque, vint se met-tre à la gauche du 3 e , et repoussa l’ennemi des mamelonsqu’il occupait en avant des bois. Le 3 e , bientôt ramené enligne, appuya ce mouvement, et ces deux régiments parvin-rent ainsi à refouler les Autrichiens dans les bois, et à s’é-tablir solidement sur le terrain disputé. Pendant ce temps,les trois autres régiments de la division, les 10 e , 72 e et 105 eétaient rangés à droite, à gauche, en arrière de Tengen, prêtsà soutenir les deux premiers. Malheureusement l’artillerie,à cause des mauvais chemins, était en retard, et on n’avaitque 6 pièces à opposer à la masse de l’artillerie ennemie. Lemaréchal Davout J , voyant le combat bien établi sur ce point,courut aux divisions Gudin et Morand, qui avaient déjà défilé,pour s’assurer qu’elles étaient parvenues sans accident à

1 J’ai eu souvent beaucoup de peine pour de'mêler la vérité entre les asser-tions contradictoires des témoins qui rapportent les événements militaires :je n’en ai jamais eu autant qu’en cette occasion, et notamment pour le com-bat de Tengen. Nous avons le récit sage, clair, modeste du général Stutter-heim, et en outre beaucoup de relations allemandes. Nous avons, du côtédes Français, le général Pelet et les relations manuscrites des générauxSaint-Hilaire, Friant, Montbrun, et ce qui vaut mieux, un récit du maré-chal Davout lui-même. Toutes ces relations se contredisent, quant aurç

Avril 1809.

Combat de Ten-gen entre lecorps de Hohen-zollern et lesdivisions Saint-Hilaire et Friant.