RATISBONNE.
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avaient perdu 500 à Dinzling, environ 4,500 à Tengen, quel-ques centaines à Buch et Àrnhofen, en tout près de 6 mille 1 .Un nombre considérable de leurs soldats s’étaient dispersés.Le résultat général, pour la position des deux armées, étaitbien autrement important, car le maréchal Davout, qu’onaurait pu arrêter dans sa marche de Ratisbonne vers Abens-berg, et peut-être jeter dans le Danube, s’était heureusementglissé entre le fleuve et la masse des Autrichiens, avait re-joint par sa droite les environs d’Abensberg, et heurte victo-rieusement par sa gauche le centre des Autrichiens. L’archi-duc Charles, s’il avait marché en masse plus serrée, s’il avaitmoins hésité, par crainte des lieux et de Napoléon, aurait pu,en portant sa réserve de grenadiers sur Friant et Sant-Hilaire,les accabler, ou du moins, leur fermeté rendant un tel succèsdifficile, leur causer un grave échec. Mais il vit uniquementdans toute cette mêlée des raisons d’attendre que les choses sefussent éclaircies, et que sa gauche se fût rapprochée de lui.
Napoléon usa autrement des avantages obtenus par le ma-réchal Davout. Descendu d’Ingolstadt à Vohbourg pendant lanuit du 19 au 20 (voir la carte n" 46), il apprit les événementsde la journée, et, montant aussitôt à cheval, il courut à Abens-berg pour faire en personne la reconnaissance des lieux. Du
1 Ici encore je renouvelle l’avertissement que ces chiffre ne peuvent êtrequ’approximatifs. Les bulletins, et les historiens qui ont copié ces bulletins,parlent avec une assurance singulière de chiffres bien autrement élevés, maisje les crois tous inexacts. J’ai pour les divisions Friant et Saint-Hilaire unétat authentique des pertes. Quant aux Autrichiens, les chiffres donné parle général Stutterheim sont démentis par les pertes totales avouées à la findes opérations qui eurent lieu autour de Ratisbonne. C’est après de nom-breuses comparaisons que je suis arrivé à déterminer les nombres que je pré-sente ici, et je les crois aussi rapprochés que possible de la vérité. Je ne re-viendrai plus sur un tel avertissement, qui devra servir pour toute la suitede cette histoire. Je me borne à répéter que dans les récits de guerre, sur-tout quand il s’agit des nombres, on ne peut jamais obtenir que la véritéapproximative, et que je n'ai pas la prétention d’en donner une autre. Maisj’ajoute que je n’ai rien négligé pour ramener le plus possible cette véritéapproximative à la vérité absolue.
Avril 1809.
Résultats ducombat de Ten-gen par rapportà la position desdeux années.
Arrivée deNapo <léon sur le pla-teau d’Abens-berg , ou vien-nent de débou-cher les troupesdu maréchalDavout.